Chapitre 22

Chapitre 22
marion une fan de [ma] fic :
J'avour qu'au début, quand j'ai commencé à écrire ben j'me perdais beaucoup dans mes idées. Sinon ben y'a plein de truc que j'ai écrit et qui à la base ne devait pas me servir, mais qui au final sont des points presque essentiels XD Et pour être encore plus franche, même moi la suite je ne l'imagine pas. ^^ Enfin, je sais vaguement ce qu'il va se passer. Je déconne pas quand je dis que je découvre la fic en même temps que vous =P Et j'écris d'abord ma fic sur Word. Ca m'angoisse vraiment de la faire directement sur skyblog, au moindre bug le chapitre s'efface, et au moindre piratage tu perds tout X_X

*°*

Believe-in-your-dream :
Merci beaucouuuup!! *-* Au prochain chapitre ben euh, fraudra lire X'D Han mouah aussi y'a des fics qui me font psychoter X_X un truc de fou, mais quand tu dis ça pour la mienne t'es SERIEUSE??? =O

*°*

Clo :
Ouais tes com'z ils font trop peur d'abord u_u. Mais j'dirais pas pourquoi XD plus tard peut être. Tom psychopathe, ouais je sais c'est fait exprès en fait X') Et han mon Dieu comme j'ai aimé écrire ce chapitre. Les torturer touuuus et puis faire ressortir le côté bestial de Tom et aaaaaark putaindeprout j'ai kiffé écrire =')

*°*

mal-et-fic :
u_u
*tente de se donner un peu de contenance*
Je t'ai déjà expliquer le pourquoi du comment de mes pleures après ton com. Mais j'ai pas détaillé tout ce que t'avais dit non plus. Enfin, j'ai détaillé ça oui, mais je ne l'ai pas détaillé pour toi. Il est temps, oui mes frères, il est temps de le faire.
So.
-"Je.. J'arrive p'us à laisser des comms tuants." Tu es la pire des menteuses. Si ça c'était pas un com tuant, dis moi ce que c'était.
-"J'me transforme en lectrice lambda qui laisse des comms pourris" Ah ouais? On a pas la même vision de la pourriture alors! Nan mais abusé comme t'es une lectrice hors du truc. J'comprends c'que j'veux dire hein. Mais, mais, comment tu peux seulement PENSER que tu n'es qu'une lectrice parmis tant d'autres?! Espèce de folle. Et puis, t'es bien plus qu'une lectrice pour moi d'abord u_u
-"Tu écris mieux que quiconque" N'abusons de rien. T'écris un milliard de fois mieux que moi tu sais.
-"Je me lis et je suis triste d'être si nulle à coté de toi." Han complexe d'infériorité vis à vis d'une fille qui éprouve le même sentiment en lisant tes écris. On tourne en rond je crois, mais vraiment hein. XD
-"Je dis pas que j'voudrais que t'écrives que pour moi, pas du tout." Et pourtant ça serait un plaisir. Que dis-je un plaisir, un honneur. Tu te rends même pas compte.
-"comment ne pas t'aimer toi, et comment ne pas aimer ce qui vient de toi ?" Beeen suffit que tu t'appelles Océane, ou bien "La femme de Bill" X'D
-"tu es une des personnes les plus spéciales que je connaisse" : J'crois que c'est à cette phrase que j'ai eu un espèce de sanglot sonore genre "UGH" et que ma mère s'est ramenée. On me l'a déjà dit pourtant, mais là c'était pas pareil, c'est toi qui l'a dit, pas quelqu'un d'autre. Comme tu le dis toi même, c'est tellement pas pareil.
-"Tout le monde a déjà exploité toutes les tournures de phrase, les métaphores, les comparaisons et autre figures de style, pour être compris." Certes, mais "tout le monde" ce n'est pas toi, et "tout le monde" n'as pas tes mots, et "tout le monde" je ne l'aime pas de la façon dont je t'aime toi.
-"...c'est un flot de conneries qui vogue comme ça, parmi les autres, dans cet océan de comms" Dans ce cas l'océan de com'z a lui aussi été noyé. Noyé par les larmes qu'un petit long com' a créé.
-"...c'est impossible de te détester, de te trouver conne ou méchante" et c'est bien là mon malheur. J't'expliquerais plus tard. Mais c'est déjà arrivé hein, n'abusons pas ='3
-"Paske merde, on se sent tellement nul après ça." Ouais exactement, après un com comme le tien, comment ne pas se sentir plus petite, plus moche, plus bête, plus moins. Lire tes com'z c'est encore plus mieux que de lire ta fic, parce que c'est toi, toi, toi qui parles. T'es pas en train de monologuer à travers un hérisson strabismeux qui a des tendances incestueuses pour son crustacé de frère.
Tu te souviens que je chialais, et que j'avais les mains qui tremblaient? Ben même en l'ayant lu, relu, rerelu,rererelu (...) c'est toujours le même effet. C'est dingue hein, c'est toujours les mêmes mots, mais ça m'fait toujours autant de...je sais même pas au final. Je sais même pas si ça me fait du bien ou du mal. u_u
Bref'

Je t'aime, et je t'aime.

*°*


Xx-from-yesterday-xX :
Encore mis un temps incroyable à lire ton com. Ca donnait genre ça : *lecture...rigolage...lecture...rigolage...gamélation du canapé...rerigolage...lecture...* Han j'ai même pas vu Hanibal Lecter! A chaque fouah j'me dis "va le louer va le louer va le louer" et puis je zappe parce que j'trouve un truc à faire. --'
J'ai raconté "peunaud" à une n'amie. Quand j'ai lu, j'en pouvais plus, du tout.

*°*

fic-of-my-th-dream :
Bah écoute de riiien! Mais vraiment de rien hein, je trouve ça vraiment naturel de répondre à tout le monde. 'fin j'suis pas obligée de le faire je sais mais ça me fait plaisir d'avoir un minimum d'échange avec les lecteurs. Et puis tout le monde mérite d'avoir une réponse. Bon j'avoue que je réponds pas à tout les com'z, quand ils sont à base de chose auxquelles on ne peut pas répondre ben...'fin voilà. Mais je lis tout les com'z, je me marre beaucoup d'ailleurs XD Et ça me fait méga trop super plaisir d'en avoir.

*°*


Encore une fois merci pour tout les com'z que je prends plaisir à lire.

Désolée désolée pour ce grand retard.

Bonne nouvelle (?) ce chapitre n'est pas le dernier comme je le pensais =D

J'espère que ça va vous plaire et que vous n'allez rien comprendre.

XD



____________________


POV Tom :

Je peine à comprendre. Il a hurlé tellement fort que je n'ai distingué qu'un cri presque continu. On a sursauté, Lei et moi, et j'ai cru qu'il c'était passé un truc, je sais pas quoi, un truc. Et puis, j'me suis relevé, et je le vois là, les larmes lui griffant les joues, en train de sangloter comme un enfant. On dirait même qu'il ne m'entend pas, qu'il ne me voit pas. Il a serré les poings si fort que ses plaies semblent s'être creusées davantage.
Putain.
Je chuchote le plus bas possible, de peur de...de lui faire peur, de lui faire mal avec ma voix.
-Qu'est-ce que tu dis Bill?
Ses yeux tout mouillés rencontrent enfin les miens.
C'est comme...
Comme de la crème hydratante sur une peau sèche, comme une cuillère de miel dans une gorge enflammée, comme de l'eau sur du feu, comme...
Comme Bill qui calme Tom, rien qu'en le regardant.
Je suis fou.
Comment est-ce que j'ai osé? Osé lui faire du mal, et lui faire peur?
-J'suis désolé Bill, je reprends sans hausser la voix.
Nan mais, c'est pas moi qui lui ai fait ça, il l'a fait tout seul! Je voulais juste parler, je lui ai dis d'ailleurs! Je voulais qu'on s'explique!
Lei renifle derrière moi. C'est de sa faute, tout est de sa faute à elle. Elle n'avait qu'à pas venir!
Je me retourne vers elle et elle me regarde paniqué. Elle est assise par terre, l'air suppliant.
-C'est de ta faute, je dis doucement.
Je la regarde fermer les yeux et sourire.
-Quoi? Qu'est-ce qui est drôle? Tu veux vraiment que j't'enfourche?!
J'ai dis ça en reprenant le couteau. J'suis à bout et j'en peux plus. Et elle en rajoute, et je ne comprends rien.
Elle recule contre le placard en glissant à moitié. C'est pitoyable. Je suis pitoyable, autant qu'elle. Moi je ne me traîne pas par terre parce que j'ai peur, mais je terrorise quelqu'un avec un couteau de cuisine, ce même couteau qui m'a servi à couper mon steak il y a quelques jours. Moi je suis le tyran, je suis celui qui fait peur, celui à qui on se soumet, grâce à cette arme. Sans elle, il n'y a rien que cet être pitoyable.
-Vous ne comprenez rien, c'est...un gigantesque mal-entendu, tente-t-elle.
-Ouais c'est ça, un mal-entendu, un quiproquo de fou. Un pur coup du destin que tu te sois trouver dans le salon avec mon frère au moment même où je rentrais. C'était notre destinée que tu reviennes au moment même où on n'veut pas de toi!
-Mais pourquoi tu m'as menti?

Je me retourne vers Bill qui regarde toujours dans la vide. Sa voix est faible, et il a l'air tellement...ailleurs.
-Je...quoi?
Il tourne lentement son visage et me sourit tristement.
-Tu m'as menti...tu m'avais promis, tu m'avais promis que tout irai bien Tom. Tu m'as juré que plus personne ne me ferais de mal!
Sa voix reprend de l'ampleur au fur et à mesure qu'il parle. Il en vient à me hurler dessus, mais je ne peux qu'encaisser, tout est vrai.
-Tu m'avais promis que je pleurerais plus! Alors pourquoi je pleure Tom?! Pourquoi tu m'as fait pleurer?! Et tu m'as dit que tu me protégerais, encore un mensonge!
Il plaque ses mains sanglantes sur son visage alors que je me décompose littéralement sous le poids des mots. Je m'avance rapidement et le prends dans mes bras. Il se laisse un peu plus aller et d'une voix faible achève, m'achève.
-T'as dit que tu crèverais pour moi...
Je l'étreint plus fort encore.
-Mais tu me tues Bill...
Je le sens soupirer et je ferme les yeux.
Ca fait encore plus mal que si il m'engueulait, que s'il me frappait. Je me cherche à me décoller, je ne supporte pas sa proximité. Je lui ai fait mal, trop mal, plus que ce qu'un humain normalement constitué pourrait supporter, et il reste dans mes bras, j'ai l'audace de l'enlacer pour le consoler. Je ne mérite pas qu'il pleure dans mes bras, je ne mérite pas qu'il pleure pour moi. Je suis le pire frère de la Terre. Et j'ai cru, j'ai osé croire que je serais un bon petit ami. Comment peut-on aimer quelqu'un qui renferme tant de haine et de chagrin?
Il me tient contre lui. Il me retient. Il s'accroche et pleure plus fort. Et moi j'ai mal plus fort.
-Laisse moi partir Bill.
Il secoue la tête alors que je le repousse avec plus de vigueur. Je dois partir. C'est... primordiale. Je ne peux plus rester, je ne peux plus vivre avec lui, comme ça. Je n'aurait pas la force, je n'aurait pas le courage de vivre avec un frère, en sachant que je l'ai brisé.
-Laisse moi Bill.
Ce n'est pas de la lâcheté, loin de là. C'est pour nous, notre sécurité. On est en danger ensemble, lui plus que moi. Je lui ferais encore du mal, ça sera peut être même pire.
-S'il te plaît Bill...
Il enfonce sa tête contre mon torse et gémit. Je sens ses larmes mouiller lentement mon t-shirt. Un peu de lui sur moi. J'en crève.
Je le pousse plus fort et il lève la tête. Ses yeux jonglent entre les miens et mes lèvres, comme s'il attendait que je parle. Je déglutit tant je suis frustré.
-Tiens au moins une de tes promesses Tom.
Je ne comprends pas. Il me prend la main et la pose sur sa joue, sans que ses yeux ne quittent les miens.
-Tu m'as promis...de ne pas me laisser seul. J't'en prie Tom tiens ta promesse.
Je ne peux pas. Je ne veux pas rester. On aurait mal, trop mal.
-Tu n'as nul part où aller, tu ne peux pas t'enfuir Tom. T'enfuis pas, pitié.
Je ne fuis pas je nous sauve. Il n'a pas compris.
-Je ne pars pas Bill. Je ne pars pas, je reste à la maison.
Il sourit dans ses larmes et ma main quitte sa joue pour retomber le long de mon corps.
Je sais bien que ce que je vais lui dire, sera pire que si je partait à l'autre bout du monde, mais il en va de notre survie.
-On ne doit plus se parler Bill. On ne doit plus. On se fait du mal, j'en peux plus, j'ai besoin d'air, j'ai besoin que tu me laisses, et de te laisser.
Sa main reviens chercher la mienne et la serre fort.
-On doit...s'oublier, on s'oublie Bill. Je veux vivre, je veux vivre sans toi, je ne veux plus n'être une part de moi même, je veux être entier et pour ça on doit arrêter.
-Arrêter quoi?
Il demande d'une voix glaciale.
-Arrêter d'être frères. Arrêtons.
-On ne peut pas!
dit-il en serrant ma main de plus en plus fort. On ne peut pas arrêter d'être frères! T'es complètement con, comme si on pouvait arrêter d'être frères! Tu te rends compte de ce que tu dis? De ce que tu demandes?!
-Je ne demande pas Bill. J'ordonne.

Il lâche ma main et me repousse en arrière. Je chancelle un peu et il continue à hurler.
-On vit dans la même maison! On a la même maman! On est pareil, tout pareil, t'es mon grand frère et tu dois le rester! T'as pas le droit de dire ça!
Des larmes de rages coulent abondamment sur ses joues pâles.
-Tu veux que j'oublie 17 ans de fraternité pour une embrouille?! Tu veux vraiment que j'oublie tout?! 17 ans d'amour et..tu...tu...
Il marque un temps d'arrêt et prend sa tête dans ses mains toujours aussi sanglantes.
-Tu veux qu'on cohabite? C'est bien ça?
Je hoche la tête en le regardant dans les yeux, ne laissant s'écouler mes larmes. J'ai mal à la gorge tellement je me retiens de pleurer, mal à la tête.
-Comment tu veux que je vive, que je survive, si tu es dans la même chambre que moi tout les soirs, si on partage la même salle de bain, si on mange à la même table, si on se croise dans les escaliers, qu'on regarde la télé ensemble?
-Ca sera mieux que maintenant.
-Égoïste. T'es qu'un putain d'égoïste, parce que cette situation t'arrange! Tu veux me tuer! Qu'est-ce que je t'ai fait? Pourquoi, pourquoi tu veux me tuer Tom?!
-Mais...non. Non Bill je n'veux p...
-TU VEUX ME TUER! Tu veux me tuer. Tu veux...

Je laisse le temps passer et le silence s'installer. J'ai plus la force de lui expliquer, j'ai plus la force de me justifier, j'ai plus la force. Plus la force de rien à vrai dire.
Je tourne mon regard vers Lei qui nous regarde en silence avec un sourire désolé. J'en ai plus rien à faire qu'elle soit là ou pas. Qu'elle reste, qu'elle établisse un campement dans la cuisine si elle veut.
Quand elle se rend compte que je la regarde, elle se racle la gorge et parle:
-Vous êtes deux pauvres... pauvres cons. Deux pauvres manipulateurs de merde. Vous...nan mais c'est hallucinant.
Elle se relève doucement, me fixant comme si elle avait peur que je lui saute encore dessus.
-Bill pourquoi tu ne lui dis pas?
-...dire quoi?

Elle le regarde avec insistance mais je ne préfère par me retourner vers lui.
Je me sens un peu à part dans la discution pour être franc. Ces deux là me cachent des choses. Et je n'ai pas vraiment envie de savoir quoi. Y'a un trop plein d'émotion en moi, trop de tout.
Je me retourne et m'apprête à retourner dans le salon quand la voix de Bill m'arrête. Il me supplie encore de ne pas le laisser.
Je regarde droit devant moi en serrant les poings, j'essaie de l'effacer, d'effacer sa voix et ses supplications. Et ses pleures. Et ses pas rapides qui m'approchent. Et ses bras qui me tiennent.
Il a la tête sur mon épaule, sa bouche au niveau de mon oreille, et il s'obstine à me retenir. Rapidement mon cou se retrouve inondé de ses larmes, mon coeur inondé de ses mots.
-Maman arrive dans pas longtemps. Tu devrais aller prendre une douche histoire d'être présentable.
C'est la seule chose que j'ai réussi à lui dire. Il pousse un long gémissement dans mon oreille et s'agrippe plus fort. J'ai l'impression d'étouffer. Je vais étouffer.
-P...prend une douche Bill. Et désinfecte moi ça, je dis en prenant sa main droite.
-Je veux pas qu'tu me laisses Tom. Tu vas me tuer, tu vas me tuer si tu me laisses.
-Mais je s'rais encore là.

Il recule et je me tourne pour lui faire face. Il s'approche à nouveau, la main tendue vers mon abdomen.
-Mais moi, moi je veux être là. Dit-il en posant sa main sur cet endroit si symbolique, mon coeur.
Il se jette dans mes bras et je ne proteste pas. Je le laisse faire, une dernière fois.
-Console moi Tom. Console moi.
Il répète ces quelques mots en litanie alors qu'il se laisse doucement tomber sur le sol, m'entraînant avec lui.
-J'ai besoin de toi, console moi...


_____________

Avouez que, vous n'avez pas compris.

XD

Dites moi ce que vous n'avez pas compris, je vous écoute.

Y'a encore trop de choses suspectes hein?

Et nooon ce n'est pas fini.

Enfin, d'ici un ou deux chapitres vous verrez le mot fin quand même...

Mais pas tout de suite!

Et, la dernière phrase de Bill, qui est assez attentif pour me dire de quoi ça s'agit???

Bon.

On va dire.

Que vous êtes trop forts pour dépasser le nombre de com'e que je demande.

Maintenant ce que je vous demande, c'est de mettre des com'z avec vos questions, vos appréciations, critiques, suggestions etc. Un vrai bon com constructif, histoire que je vois qui est sur une bonne piste etc.

J'vous oblige pas, mais j'avoue que ça m'aiderait à écrire la suite.

*pars en sifflotant*

# Online seit Sonntag, 25. November, 2007 um 13:22

Geändert am Sonntag, 23. Dezember, 2007 um 18:42

Chapitre 23

Chapitre 23
Un Prout :
Ouais d'accord. ><' Language codé de chez languagecodé.com nee? (GROSBILL.COM X'D) Après le Franglallemand, La philosophie à propos qu'les yeux c'est l'ciel et que le hérisson fait ECLIIIPSSSE, le Prout. Soit. C'est un language comme un autre, seulement ben...vuala quoi tu veux que j'te réponde par quouah? --' Attends que j'mette le décodeur et puis là on pourra s'exxxxpliquer hein! *salue par ECCCLIIPSSE*

*°*

mal-et-fic :
J'suis en train d'écouter The Reason de Hoobastank. C'est pas interessant mais si quand même. Et puis tu vois ton com, ben il est comme tout les autres que tu m'as écrit, juste trop j'saispasquoi. J'en ai marre de me répéter à chaque fois aussi, que ce soit pour commenter ta fic ou pour répondre à tes com'z en te disant que c'est génial tout simplement. Faut vraiment qu'on se fasse un ptit dico avec des mots bien précis pour des situations ben, précises u_u.
Le manque de mot c'est comme le manque d'eau. C'est chiant. Et j'ai dit ça juste pour la rime, parce que j'aurais très bien pût dire "Le manque de mot c'est comme le manque de bouffe", " Le manque de mot c'est comme le manque d'amis", "Le manque de mot c'est comme le manque de neurones". Mais nan, les rimes c'est plusse joliiiie *-* *cherche un truc qui rime avec "jolie"* ... *illumination* "Le manque de mot c'est comme le manque de Lolly"
NIAAAAH <3
Et tu sais quoi. Tu sais j't'avais fait une carte postale pendant les grandes vacances...ben elle est toujours sur mon bureau *pars se cacher*

<3

*°*

Xx-from-yesterday-xX :
Bon, écoute. C'est pas que j'aime pas rire hein. Mais j'aime pas rire pendant genre 10/15 minutes et avoir des crampes. Si j'ai trop de crampes alors je meurs. Oui je suis morte et réscuicitée plusieurs fois j'avoue. Donc bon t'es gentille mais t'arrête de me faire rigoler maintenant! Grève de la faim?! O_O

*°*

liu :
Haaaan j'ai z'eu trop peur é___è j'ai cliqué pour aller sur ton blog et pfiouuuuuf il était plus là X_X Contente que tu sois pas mourrue quand même, tu m'aurais manqué X'( Après avoir fini d'écrire cette fic, ben vuai je vais continuer =P J'ai quelques idées, mais j'pense que j'vais faire une pause sur les fics et me consacrer aux OS pendant un p'tit mois, ou juste quelques semaines, le temps de faire les bases d'une histoire etc.

*°*

Diya :
é___è Merciiii pour le com! Ca m'fait trop trop plaisir tout c'que t'as dit =') Le chapitre précédent était un peu complexe j'avoue. En fait Tom ne veux pas vraiment quitter la maison. Quand il parle de "partir", il veut dire par là qu'il veut faire un espèce de break entre lui et Bill, qu'ils s'éloignent pour qu'il puisse mettre les choses en place dans sa tête. Bill non plus n'avait pas compris je te rassure =P Il pensait que Tom allait le laisser tout seul. Mais il se rend compte de la signification quand Tom lui dit "arrêtons d'être frère". En gros, Tom veut "partir" de sa vie, et que Bill parte de la sienne. J'espère que j'ai bien expliqué ='P Bizouw et merci encore!

*°*

aly :
Le Retour ♥_♥. Bon ça serait mentir de dire que tu m'as pas traumatisé avec ton com très euh...très...trop...x_x Oui j'me susi dit "mais c'est qui cette psychopathe qui m'a laissé ça ? o_o, est-elle sous médicaments?" Et puis, j'ai lu "aly". Et là > > "Aaaah tout s'expliiiiique!" XD j'rigooooleuh! J'vois plus trop où était ton dernier com' mais apparemment ça date XD Contente que ça t'ait plûûûû!! ne t'aimeuh!

*°*

Believe-in-your-dream :
J'ai pas reçu ton mail avec ton adresse dedans XD mais moi aussi ça me ferait trèèès plaisir de parler avec toi =') Donc j'te passe mon MSN hein : ema_vip@hotmail.fr Valààààà j'ai hâte que tu me rajoutes *-*

*°*

th--fanfic--th :
Whouaaaa j'ai adoré touuut tes com'z merci franchement =') Pour ce qui est de c'que tu penses, la suite est là, avec tout les éléments pour comprendre =D. bzOw et merci encoooore!

*°*

Hilf-miir-leben :
=') merci des com'z!!! EVIDEMMENT que j'ai aimé ta fic!! *-* comment ne pas l'aimer ='O Et ta fic vaut laaaaargement la mienne t'en fais pas hein XD J'vais aller lire le prologue dès que j'ai fini *-* parce que whouaaaaa j'suis préssée quoi!!! Merci de m'avoir prévenue ='3

*°*

GeXTom-GusXBill :
Quand tu dis..."tout relire"...c'est...toute la fic? Oo' J'espère pas pour toiiiiii ça a dût être trop chiaaaant! X_X Putain j'suis trop, trop, trop admirative. T'es trop, trop, trop forte pour moi quoi. *-* Une lectrice si...attentive. Whouaaaa! J'suis fan tout simplement. Merci merci merci beaucoup, ça prouve que c'que j'ai écris ben y'a des gens qui arrivent à analyser en profondeur, qui ne font pas QUE lire. Je le redis, vous êtes autant des personnages de la fic que les personnages eux mêmes. Vous êtes euh...les détectiiives =P gros bzOw <3

*°*

Bon bon bon...

Que dire?

A part merci, merci, merci et merci encore, je sais pas trop.

Je lis tout les com'z, je vous le jure. Je sais que je réponds pas à tout mais ça m'fait tellement...plaisir de tout lire.

C'est le dernier chapitre.

T_T'

J'ai mis le temps pour l'écrire...je sais...
Cette fin j'y pense depuis que j'ai écrit les premières phrases de ma fic, et c'est seulement cette semaine que la fin définitive m'est apparue comme par enchantement. Ca ne pouvais pas finir autrement. Enfin si, mais je pense que j'vous doit une fin correcte.


J'suis toute tristoune, je l'avoue.
C'est un peu mon p'tit bébé...

T_T'

Je voulais pas finir, mais tout à une fin.

Cependant.

Je n'arrête pas d'écrire.

Même si on me coupait les dix doigts je trouverais un moyen de continuer!

U_U

*verse une petite larme*

Profitez du dernier chapitre les amis, j'espère qu'il va vous plaire, que vous n'allez pas être déçus, etc etc.

( Cliquez sur les [ * ] pour de la miousik )

<3



___________


POV Tom :

[ * ]

Assis par terre, je l'étreint doucement. Je profite. J'suis dégueulasse, je voulais... m'évader une bonne fois, et je suis encore là à profiter de lui.
Ou alors, c'est lui qui profite...
J'ai tellement envie, besoin de lire en lui, pour trouver les mots qui le calmeront, les bons mots pour lui dire que si je pars en quelque sorte, c'est pour nous deux.
J'arrive pas à savoir ce qu'il veut, j'ai beau chercher, j'ai beau retourner cette phrase dans ma tête, je ne comprends pas, je ne sais pas ce qu'il attend de moi.
Je vois ce sang presque noir sur mon t-shirt et je me rends compte que Bill saigne encore. Je me rends compte, que c'est de ma faute. Et je ne comprends toujours pas pourquoi c'est de ma faute.
-Tu as mal Bill?
Il ne répond pas et laisse sa tête posée sur mon torse. Il chuchote encore une infinité de "console moi" et sa respiration, contrairement aux dernières minutes, semble paisible. On croirait presque qu'il dort, pris dans un sommeil agité, un mauvais rêve.
-Bill est-ce que tu as mal?
Je sursaute, il hurle.
-OUI J'AI MAL!!! J'ai mal putain j'ai mal! Ca fait mal Tom ça fait tellement mal!Pourquoi tu comprends pas, pourquoi?! Tu comprends rien, t'as jamais rien compris!J'VEUX QUE TU ME CONSOLES TOM! Mais tu comprends pas...tu comprends pas...
Il secoue la tête contre mon t-shirt et je n'ose plus bouger. Non c'est vrai je ne comprends pas...
-Est-ce que tu m'as compris au moins une fois dans ta vie Tom...
Je ne dis rien, j'écoute encore et toujours.
-Est-ce que tu m'aimes? Est-ce que tu m'aimes vraiment?
-Mais...C'est pour ça qu'on doit mettre de la distance...
-Tu réponds pas à ma question. J't'ai demandé si tu m'aimais. Est-ce que tu m'aimes?


POV Bill:

[ * ]

Il ne bouge pas, ne respire pas, et je jugerais que son coeur ralenti. On dirait qu'il meurt. Il meurt contre moi, oui c'est bien l'impression que j'ai, tout comme j'ai l'impression de mourir contre lui.
Et puis, son corps se mouve enfin, par saccade. Il pleure, et je pleure aussi.
-Pourquoi tu pleures? Tu n'as pas répondu. Répond Tom!
Il ne répond toujours pas. J'ai jamais été aussi mal de ma vie. Il me dit entre deux sanglots:
-Bill, tes mains, faut soigner ça, s'il te plaît.
-JE M'EN FOUS DE MES MAINS!
-Mais tu as mal...
-T'es con t'es trop con!

J'enfouis davantage ma tête contre lui, et je le respire, je le savoure encore un peu. Avant qu'il ne perde la tête et qu'il me laisse. Lei a raison, c'est un mal entendu. Un stupide et triste mal entendu. Il faut qu'il sache, mais je dois savoir, je dois être sûr avant!
-Oublie que j'ai mal, oublie comme tu vas m'oublier après. Mais répond moi! REPOND MOI!
Je sens ses mains remonter dans mon dos et s'y agripper lentement.
-...pourquoi tu veux pas me répondre...tu ne m'aimes pas alors...
Il pose son menton sur le haut de ma tête et me serre, aussi fort que je le serre. Mais j'y arrive plus, je peux plus m'accrocher. J'ai tout essayer, j'ai juste voulu être quelqu'un de normal, j'ai voulu m'éloigner, j'ai voulu oublier moi aussi, j'avais presque réussit, presque, et me voilà qui m'agrippe à lui comme un enfant tiens sa mère à son premier jour d'école.
Ma voix n'est plus qu'un murmure, et j'espère, de tout mon coeur, que ces mots, ces simples mots il va les entendre, et qu'il va les comprendre, qu'il les tournera dans tout les sens pour en saisir la signification.
-...parce que moi je t'aime hein...
J'ai jamais été aussi explicite de ma vie, jamais. Et jamais j'ai été aussi sincère.
N'importe qui serait paniqué de ne pas avoir de réponse, dite d'une voix clair et forte. Une voix passionnée, une voix pleine de tendresse. Une vive réponse qui calmerait tout les maux. Tout le monde attend au moins une fois dans sa vie, cette réponse. Tout le monde veut être réconforté après un effort tel que le mien.
Et moi, on ne me répond pas. Pas avec des mots. Je crois, je suis sûr même, que répondre avec des gestes marque encore plus que les mots. Je garantie que la poussée d'adrénaline ressentie est au moins un milliard de fois plus puissante.
Il m'a décollé de lui et a posé sa bouche sur la mienne, ses mains sur mes joues. J'avais encore les yeux fermés et j'ai senti ses cils me caresser la peau. Nos larmes se sont mélangées, mélangées entre elles et avec le sang que j'avais foutu partout.
-Ca va aller Bill...je...pardon. Ne pleure pas, ne pleure plus, je te console maintenant.
Là, ce sont les mots. Et malheureusement, les mots ont été de trop.
-Encore...
J'attends quelques secondes, et je sens de nouveau ses lèvres contre les miennes. Ca fait...bizarre. Ca fait du bien, et ça fait mal, tellement mal...
-Bill pleure plus...je te console, c'est ce que tu voulais, je te console.
Il m'embrasse encore, après avoir soufflé ces mots sur mes lèvres. Et j'ai encore plus mal.
-Je...Bill...je...je comprends plus. Ne pleure pas. Je...t'ai consolé non? Et je...j'ai répondu...
-Je t'aime Tom. Qu'est-ce qu'on est con, vraiment trop con...
-J'ai des choses à te dire...
-Je sais déjà. Je sais ce que tu as fait, je connais tes raisons. On m'a tout raconté, je sais tout...
-Viens.

Il se relève et m'aide à faire de même.
-On va où?
-Dans la salle de bain. Faut absolument te soigner.

Putain. A croire qu'il n'y a que ça qui compte. Ce ne sont pas mes mains qui ont besoin d'être soignées!
-Non d'abord on parle.
-Bill...
-Écoute, moi je ne vais pas te menacer avec une arme, je ne vais pas te faire de chantage, je ne vais rien faire pour te convaincre de m'écouter. Mais...tu...tu partirais, tu partirais comme tu me l'as dit, à ta façon, sans rien savoir.

Je le regarde dans les yeux, nos joues toujours humides.
-C'est le moment de tout se dire. Putain Tom...fait pas le con et écoute moi...
J'entends des pas derrière moi. C'est Lei, pas besoin d'être devin. Elle passe à côté de nous en se faisant toute petite et se dirige vers le vestibule. Avant que la porte ne se referme, elle lance un "bon courage". A qui est-il destiné? Je n'saurait le dire.
On laisse quelques secondes de silence et je reprends:
-Tu saurais me dire comment tu m'aimes?
Il me sourit timidement et secoue la tête comme un enfant.
-Bon...et bien moi...c'est pareil...
Il penche la tête sur le côté, les yeux brillants.
-Tu n'avais pas compris. Pas vrai? Quand je t'ai dis que je t'aimais, tu n'as pas compris. Tu n'as pas interprété comme il fallait. dis-je en hochant la tête.
Il fixe le sol d'un air distrait.
-C'est impossible Bill, dit-il en se frottant les tempes, tu ne peux pas...
-Si je peux, la preuve, je dis en reniflant.
-Non...pas maintenant. Pas après tout ça. Je t'interdis de...
-Nan tais toi. Tu vas dire une connerie alors tais-toi...

[ * ]
Il a l'air étonné alors que je le regarde avec un sourire amusé.
-Je t'aimais avant. Avant tout, avant eux.
Il porte une main à sa bouche et ferme les yeux en soupirant.
-Je...j'ai jamais voulu...te le dire...Je pensais que je garderais ça pour moi toute ma vie. Tom si on m'avait dit que je serais en face de toi, en train de tout te dire, je...j'y aurais pas cru...
-Putain Bill...
-Je sais que si j'en avais parlé tout aurait été plus simple, je le sais. Mais je ne suis pas quelqu'un de parfait, j'ai douté et j'ai fait le mauvais choix...
-Pourquoi...tu m'as laissé faire tout ça...et...
-Je...ne voyais pas. Ou je ne voulais pas voir j'en sais rien. J'en sais rien du tout Tom faut que tu me pardonnes.

J'essuie rageusement mon visage pour me donner de la contenance. Ca ne doit pas ressembler à une scène tirée d'une série américaine mal doublée. On ne doit pas se tomber dans les bras l'un de l'autre avec un "je te pardonne" et un "je t'aime". On doit vraiment tout se dire, tout expliquer, se gueuler dessus s'il le faut.
-Je...faut que j'te dise. Je n'ai jamais été dégoûté par mes sentiments, ou quoi que ce soit. L'amour, cet amour, il est beau, très beau même. Mais je n'avais pas envie de t'aimer toi...
-Parce qu'on est frère?
me coupe-t-il. T'avais pas envie d'assumer d'aimer ton frère plus que la normale? T'avais peur du regard des autres? Tout ce mal à cause de ça?!
-N'importe quoi Tom, vraiment n'importe quoi.
-Alors quoi? Pourquoi? Pourquoi tout ça? Pourquoi nous faire tant de mal...nous faire attendre. Putain Bill tu te rends pas compte!
-Je ne voulais pas le dire...parce que...mais enfin comprend moi bordel! Je t'aimais et j'avais peur, j'avais trop peur que toi tu ne m'aimes pas. Je ne voulais pas être amoureux de toi parce que t'étais la seule personne sur terre à mes yeux qui ne pouvait pas ressentir, éprouver les mêmes sensations, les mêmes émotions. Pour moi...t'étais juste inaccessible...
-Tu étais amoureux de Lei. Et de Georg, pas de moi, tu te fais des films Bill.
-Je suis désolé, désolé de t'avoir blessé. Je mentirais si je disais que je ne les ai pas aimé. C'est vrai que j'étais bien avec eux, dans leurs bras. L'amour qu'ils me donnaient, chaque jour me faisait oublier que c'était toi que je voulais, et j'étais tellement bien avec eux, j'avais plus mal.
-Putain mais si tu m'avais dit!
-Tu crois vraiment que j'me serais levé un matin et qu'entre deux bouchés de céréales j't'aurais balancé "Hey Tom maintenant que j'y pense j'suis totalement amoureux de toi, tu m'passes le jus d'orange?". Et toi alors! Toi pourquoi tu m'l'as pas dit?! Tu pouvais le faire! Mais t'as préféré jouer avec nous, jouer avec tout le monde! PUTAIN!

Il pleure de rage, je pleure de dépit. Cette horrible sensation que la discution est terminée, et qu'on a fait que tourner en rond...merde.
-Je n'ai jamais voulu te faire toutes ces choses...je n'ai pas voulu que tu souffres tout comme je n'ai pas décidé de souffrir. Seulement voilà, faut se l'avouer on est con, deux pauvres cons un peu trop aveugles, je dis en essuyant une derniere fois mes joues. Est-ce que tu m'en veux?
-J't'en veux Bill, putain j't'en veux! Je pourrais te tuer! Te tuer!
-Au point où on en est...

Je baisse la tête et regarde mes chaussures. Je le sens s'agiter un peu et reprends sans lever la tête:
-C'est triste...une triste situation dis donc...on vient...de se dire tout...presque tout. Les gens normaux...ils se sauteraient dans les bras, ils s'embrasseraient à pleine bouche et se diraient des "je t'aime" sans savoir s'arrêter...
-On est pas normaux.

Je soupire et les larmes remontent dans ma gorge.
-Bill, quand je t'ai embrassé dans le parc, pourquoi t'es parti?
J'avoue être surpris de la question.
-J'avais peur...
-J'te faisais peur?
-Non...j'avais peur de...comme je savais pas que tu m'aimais...j'avais peur de profiter de toi, j'me suis trouvé dégueulasse... je savais plus quoi dire, quoi faire...
-Mais t'es...un abruti Bill, un abruti. Ca se voyait, comme le pif au milieu de la face bon sang! T'as rien vu! T'es...trop...
-Tu peux parler Tom! T'as rien vu non plus! Tu aurais pût me le dire! J'hallucine total! Je t'avais dit de me dire, si mes relations te dérangeaient! Je t'ai toujours demandé! Je t'ai regardé entre quatre yeux et je t'ai dit que je quitterais Georg s'il le fallait! Souviens toi Tom! Tu m'as menti toi aussi, ne m'laisse pas être le seul fautif! Tout aurait pût s'arranger si tu m'avais dit!
-Mais...putain j'te voyais tellement heureux avec lui, je voulais pas te dire cash que j'voulais pas...je...
-Tom...tu veux pas qu'on arrête de gueuler?

[ * ]
Ses yeux s'arrondissent et il explose de rire.
-Oui c'est vrai t'as raison...
-Je t'en veux aussi Tom. Est-ce que tu veux toujours qu'on...qu'on se laisse? Tu penses que c'est mieux si on se parle plus?
je demande en recommençant à pleurer.
J'dois avoir l'air bien con, avec mes bras qui pendent le long de mon corps, la tête baissée, complètement décoiffé.
-Bill...je savais pas tout c'que tu m'as dit...je pensais que d'arrêter de se parler, ça me soulagerait et que...mes sentiments pour toi ben, ils s'enfouiraient quelque part tu vois...mais bon le contexte à changer...et...on a fait tout ça...c'est pas pour rien quand même. Tu penses pas?
Je hoche la tête sans le regarder.
-Tu sais Tom, j'ai pas fait exprès de faire tout ça. Je...pensais pas que ça prendrait tant d'ampleur. Dans ma tête, j'utilisais Lei pour te remplacer...et quand elle est partie, j'ai vraiment eu mal, et tu étais là, Dieu merci tu étais là. Seulement tu étais trop là et j'avais peur une fois de plus, fallait que quelque chose vienne détourner mes pensées pour que j'arrête de penser à toi comme à un amoureux potentiel. Et Georg...je l'ai pas vu venir je te jure...je suis tombé amoureux de lui comme ça, et je me suis persuadé que...je t'oublirais. Et ça a marché pendant un temps, mais toi...tu étais distant, alors fallait que je trouve un moyen d'attirer ton attention...J'ai fait mon capricieux, mais j'avais pas de mauvaises intentions...
Il hoche la tête sans rien dire. Je penche la mienne sur le côté et une question me brûle les lèvres. J'ose à peine la poser, j'ai tellement peur de la réponse. Je sais que...qu'elle sera positive, du moins je l'espère...
-Est-ce qu'on est fâché? On s'est disputé? On est censé se faire la gueule ou...
-Je...je crois que non. Je crois que c'est bon là.
-C'est bon? T'entend quoi par là?
-J'veux dire que...j'me suis toujours demandé "qu'est-ce que je dois faire pour qu'il se soucie de moi?", "Qu'est-ce que j'dois faire pour être entendu", "Qu'est-ce que j'dois faire pour l'inciter à m'aimer". J'me suis posé toutes ces questions, et puis j'ai eu ces idées bizarres, trop glauques pour moi...c'est devenu absurde, totalement. Je sais pas très bien...c'qu'on doit faire maintenant. Tout ça...tout ce temps perdu, ces amitiés gâchés à cause d'un simple mal-entendu...
-On pourrait commencer par mettre les choses au clair. Tu ne sais pas encore tout. Georg s'est servi de Lei pour que tu m'oublies. N'y vois pas là un acte d'amitié. C'était pas pour que t'arrêtes de souffrir ou je ne sais quoi, c'était juste pour avoir le champ libre pour...m'avoir?

Il me fait un sourire en coin.
-Tu trouves pas que ça fait un peu produit de supermarché de parler de moi comme ça? "M'avoir". J'suis à personne moi.
Il hoche encore la tête et je continue.
-Seulement, Tom...t'es un peu...un peu con sur le coup. Au lieu de sortir avec Lei, tu m'l'as présenté...en quelque sorte...tu m'as apporté ma roue de secours. J'me suis accroché à ce pseudo amour juste histoire de sauver les apparences, ne pas montrer clairement que...j't'aimais. Et puis sans que j'vois rien venir, elle était déjà installée et tout et tout...Ca me faisait bizarre mais ça me gênait pas, elle était en quelque sorte ma garantie. Et ensuite il y a eu Georg. Il est arrivé quand j'étais au plus bas...t'étais là mais...pff et tout ce que j'avais refoulé qui ressortait...j'avais pas envie.J'me suis braqué pour pas qu'il parte...j'avais pas envie de retomber...pas dans tes bras mais presque.
-C'est une histoire fou...tu t'es servi de Lei et de Georg. Ou du moins de leurs sentiments, de tes propres sentiments...
-Une histoire de fou tu l'as dis...
-Et moi pendant ce temps là...j'faisais des plans...pour manipuler Lei, te manipuler...
-Et t'étais la marionnette de Georg n'oublie pas...
-Même Gustav...lui qui aimait Lei...
-Parlons en de Gustav!
-Non pas maintenant. J'ai pas envie de parler de leur cas, qu'ils se démerdent entre eux, on a d'ja assez à faire avec nos propres histoires!

Je lui sourit, amusé, et il baisse les yeux.
-Attend Bill mais comment tu sais tout ça?
-Lei m'a raconté.
-Et comment elle savait? J'veux dire, pour moi?
-Oh...et bien...en fait Georg n'est pas sorti avec Lei. C'est pas son ex, plutôt une connaissance. Un coup à tirer quoi.
-Ca me dit toujours pas comment elle a pût savoir.
-Fff...tu mets du temps à comprendre quand même, moi c'est v'nu tout seul!
-Excuse moi de ne pas être aussi intelligent que toi monsieur je-suis-amoureux-de-mon-frère-alors-je-sors-avec-la-première-venue.
-C'est bon Tom. Au tout début, tout début début, Lei était la complice de Georg.
-Alors...c'est pour ça qu'il m'a aidé à m'en débarasser...l'enculé...

Bon je sais que c'est vraiment pas le moment, vraiment pas, mais faut que j'lui dise un truc trèèès important. Enfin ça pourrait attendre mais puisqu'il m'y fait penser...
-Euh...'fin en parlant de ça...hum...
-Ouais? Tu m'en veux beaucoup?

Lui en vouloir? Gné?
-Euh, attend non je crois pas qu'on parle de la même chose.
-C'est à dire?
-Ben, tu parles de quoi?
-De tout ce que je vous ai fait...
-Aaaah...nan nan. Moi j'voulais parler de euh...'fin...

J'aurais peut être dû me taire et lui dire une autre fois. C'est vraiment TROP gênant quoi.
-Je vois pas de quoi tu veux parler. J'te rappelle les évènements si tu veux tu verras qu'on est en plein dans le sujet?
-Non non non. Je vois très bien c'que j'veux te dire. Laisse moi le temps de formuler.

Comment j'vais lui balancer ça moi?!
-Bon tu vois t'as dit "gnagnagnagna l'enculé". Ben j'voulais te dire detoutefaçonjaijamaisrienfaitniavecelleniaveclui. J'avais...pas envie...'fin...pas avec eux quoi.
Beeen voilà c'est passé tout seul. J'ai même pas bafouillé et même pas rougit. Trop fier de moi.
-Ah...euh...c'est bien.
Il détourne les yeux avec un petit sourire genre "gniahaha j'le savais". Pff. Puis il se retourne vers moi avec un air sérieux et me demande:
-Alors, tu m'en veux?
-Je t'en veux. Mais je m'en veux aussi tu sais. Si on était moins cons ça aurait été tellement plus...
-C'est pas qu'on est con, on est juste compliqué.
-Si tu veux...mais j'veux dire...enfin tu vois, c'est trop frustrant de tout savoir maintenant, et de pas pouvoir revenir en arrière pour tout éviter.
-C'est clair...mais j'me dis que peut être, je dis bien peut être, c'est mieux qu'on se soit tout dit dans ces circonstances...et que...comme ça on sait ce que l'autre est capable de faire...et puis si on avait déjà été ensemble Georg aurait peut être réussit à nous séparer qui sait?

Je ne sais pas quoi penser de Tom. Entre grand sage et psychopathe, j'hésite.
[ * ]
-Tu m'as fait peur Tom.
-Je sais...
-Très peur. Je pensais que tu allais tuer quelqu'un.
-J'aurais pût. Je pourrais encore.
-Arrête.
-Je déconne pas Bill. Tu sais pas tout c'qui me passe par la tête. Je pourrais tuer.
-Tu recommences à me faire peur.
-C'est pas mon intention. J'te le dis c'est tout.
-J'aime pas quand t'es comme ça. Pourquoi t'es comme ça d'ailleurs?
-Je...
-Tout est arrangé, tu devrais te calmer! Tout devrait redevenir comme avant.
-Ca ne sera jamais comme avant tu le sais bien.
-Est-ce que je vais devoir supporter tes sautes d'humeur encore longtemps? Tu comptes tuer quelqu'un? Annonce tout de suite la couleur, je veux pas vivre avec un futur meurtrier.

J'aime pas la tournure qu'a pris la discution. J'ai posé ces questions auxquelles je ne demande aucune réponse. Je n'veux pas savoir, je n'veux pas l'écouter me dire qu'il est devenu dangereux, sauvage.
-Bill est-ce que j'ai une tête de meurtrier?
-La tête non. L'attitude c'est autre chose! Tu te rends compte quand même de c'que t'as fait tout à l'heure. J'me suis déchiré les mains à essayer de sauver le peu d'humanité en toi! Tu l'aurais tué!
-Je ne l'aurais pas tué!

En parlant de mes mains, c'est bizarre mais je ne ressent plus, ou seulement très peu la douleur. Au final la souffrance c'est comme tout...on fini par s'y habituer.
-Tu étais un animal Tom. Ne dis pas le contraire. Fou et bestial! Tu l'aurais tué! Et peut être même que tu m'aurais tué aussi!
-Je...j'avais pas conscience de c'que je faisais, c'est pas de ma faute! Je ne pouvais pas contrôler quelque chose hors de ma portée!
-Tu me dis clairement là, que ta lucidité, ton esprit, ta conscience, tout ça c'est hors de ta portée?
-Sur le coup...juste sur le coup. Est-ce que tu sais ce que ça m'a fait de te voir avec elle?
-Mais on n'faisait rien!
-Si, vous me mettiez une fois de plus l'image de mon échec sous les yeux. Tu peux pas savoir c'que c'est toi, d'avoir fait...tant de chose...du mal, et tout ça pour rien au final.
-Tu trouves que c'est rien? On discute tout les deux de toute cette putain d'histoire, on met les choses au clair, on s'dit qu'on s'aime mais c'est rien?
-SUR LE COUP! Y'avait rien! Je n'suis pas fou, si c'est c'que tu penses.
-Tu l'es. Comme nous tous. Toi peut être plus qu'un autre.
-Pas fou.
-Fou.
-Amoureux.
-Et fou.
-Fou amoureux alors.
-Tu restes fou quand même.

On se sourit et Tom approche.
-Y'a un dernier truc qu'il faut qu'on fasse.
Ouaiiiiiiiis!
-Je t'aime. Je dis tout fier de moi.
-Non c'est pas ça.
-On s'embrasse?
-Non plus.

Okkk. Il me prend le poignet délicatement pour inspecter ma main.
-Non en fait deux choses.
-J'écoute.
-La première on va nettoyer tout ça
, dit-il en désignant mes mains, et on range un peu...
-J'suis d'accord. La deuxième?
-On s'excuse.



[Ellipse de 2h]

POV Tom :

J'ai soigné les plaies de Bill mais je pense qu'on devrait quand même aller faire un tour à la clinique, juste histoire de vérifier qu'il n'y a pas de points à faire...
Maman est rentrée depuis une vingtaine de minutes et s'est étonnée de retrouver la maison si propre. Pour une fois, on a pas a écouter, ou plutôt entendre ses longs monologues inutiles, ou supporter sa voix stridente lorsqu'elle se plaint d'avoir des fils indignes.
Nous sommes toujours mercredi. Je suis toujours le fils de ma mère, le frère de...mon frère hein. Le plus important, je suis toujours Tom.
Je crois que je peux affirmer que c'était le jour le plus horrible et le plus long de ma vie.
En fait je pourrais même dire que cette journée à durée une vie. Jamais, jamais j'avais autant ressenti, souffert et aimé le même jour.
Et le moment de renaissance que j'attendais...enfin. Enfin je renais. Différent, dans le bon sens. Ces longs mois m'ont apportés de quoi ne pas reproduire mes erreurs, une certaine forme de sagesse.
Malgré tout, je sais qu'à l'intérieur, il reste...de ce Tom un peu...non complètement fou.
J'étais fou, il y a quelques heures encore. Et je jure que plus jamais ce Tom ne ressurgira. Du moins, je ferais de mon mieux pour le tenir enfermé.
J'ai eu peur de moi aussi, de ce que j'allais leur faire, mais...ça allait dans ma logique, c'est inexplicable .
Bill a appelé Georg qui apparemment le cherchait encore, avec Gustav. Il a tenté de lui expliquer la situation au téléphone, mais Bill a fini par raccrocher. Georg est trop...orgueilleux. Il a essayé de le convaincre que de sortir avec son frère c'était dégueulasse, ça n'a pas marché.
Je ne sais pas si le terme "sortir ensemble" convient. On ne sort pas ensemble, on s'aime. C'est différent. Pour l'instant, on dirait que rien n'a changé entre nous, on semble tout reprendre depuis le début. D'abord réapprendre à être des jumeaux, retrouver notre complicité et notre lien qui s'étaient un peu estompés, et ensuite, peut être qu'on pourra se considérer comme un couple.
Ca aurait été beaucoup trop facile de se dire amoureux dès la fin de la conversation.
-TOM TELEPHONE! hurle ma mère.
Je descends les escaliers rapidement, sourit à Bill que je croise dans le couloir et attrape le téléphone.
-Alo??
-C'est Gus.
-Pourquoi t'appelles pas sur mon portable?
-Parce que j'ai plus de crédit sur le mien et que mon fixe permet les appels illimités sur les fixes. Est-ce que c'est vraiment important que tu le saches?
-Mouais. Tu voulais?
-Te demander des nouvelles...
-Ca va. Très bien même.
-Hm ok.
-C'est tout?
-Ben...je voulais m'excuser de pas t'avoir dit pour Georg, et pour Bill...ils m'avaient fait promettre...
-Qu'est-ce que tu racontes?
-Je...ben avant que tout ne commence, je savais déjà que Georg avait pour intention de se faire aimer de Bill...si je te l'avais dit, peut être que...
-C'est pas grave Gus. C'est quoi l'histoire avec Bill?
-Si il ne t'a pas dit je préfère le laisser faire...
-Gustav. Tu me racontes maintenant. Sinon je te jure qu'il me faudra que 5 minutes pour venir te défoncer la gueule.

Je l'entends soupirer au bout du fil.
-Je savais que Bill était amoureux de toi, il me l'a dit aussi, c'était...à l'époque où il sortait avec Lei d'ailleurs.
-Putain...
-J'aurais dû te le dire, j'suis désolé...
-T'as de quoi.
-Et...ensuite je lui ai dit que Georg l'aimait...et donc euh...
-Donc Bill est allé avec Georg. Ok j'ai compris. Merci Gustav.
-Ouais mais y'a pas que ça.
-Abrège.
-Bill...il était pas amoureux de Georg, pas du tout. C'était pas comme avec Lei parce qu'il l'a vraiment aimé elle.
-Oui et?
-Ben...en fait on va dire que...
-Que....
-Georg n'était...qu'un...un pion pour Bill?
-Un pion?
-Un pion.
-Je comprends pas.

Ou alors je veux pas comprendre.
-Tom, tu fais exprès de pas comprendre ou...?
-Gustav dépêche toi de me dire.
-Bill se servait de Georg pour te rendre jaloux. C'est tout. Vous êtes pas frères pour rien, manipulateurs de naissance hein.
-C'est du grand n'importe quoi.
-Au début, Bill voulait juste être très ami avec Georg, comme toi tu l'étais, pour que...enfin pour que tu veuilles que...comment t'expliquer ça?
-Tu commences à m'énerver Gustav.
-Oui bon. Bill voulait que tu sois jaloux de leur amitié, que tu sois en colère contre Georg qui s'éloignait de toi, que vous vous disputiez et tout et tout.
-Je vois pas l'interêt.
-Ben du coup tu serais resté avec Bill. Plus qu'avant je veux dire. Et puis finalement il s'est dit que ça serait beaucoup plus...frappant si il sortait avec lui...
-Mais...Bill m'a dit que...il était tombé amoureux de lui...et qu'il en avait profité pour essayer de m'oublier...
-Mensonge...Il vous a bien eu quand même.
-C'est pas drôle Gustav! J'comprends pas pourquoi il ne me l'a pas dit putain...
-Ben va lui demander, j'en sais rien moi...
-Gustav, pourquoi tu lui as pas dit que c'était pas la peine?
-Beeen j'aurais dût révéler tout le tintouin. Je savais pas ce que je devais faire et j'ai préféré me taire.
-Les gars...j'vous déteste.
-Tout est bien qui fini bien n'empêche. Bill a trop longtemps refoulé ses sentiments, ça va être l'explosion maintenant.
-Ouais comme tu dis. J'te rappelle plus tard.

Je remonte dans la chambre où je trouve Bill allongé sur le lit à regarder le plafond.
-Bill...
Il se redresse sur les coudes et me regarde en souriant.
-Coucou!
Comment lui dire que je sais sans qu'il prenne ça pour une agression...
-Euuuhm...ça va?
-Ca va...
-Hm, ça va...

[ X'S Ludi j'ai pas pû m'en empêcher ='P ]
Ca va...ça va pour l'instant. J'ai pas envie de repartir dans une explication chiante et nuisible pour nous. Et puis se foutre sur la gueule avec les gens ça commence à devenir vraiment me faire chier.
-Alors comme ça...tu étais amoureux de Georg hein?
Il lève un sourcil et s'assied correctement.
-Oui, j'étais.
-Ouais...et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu'.

Il penche la tête sur le côté comme s'il cherchait un sens caché à ma phrase. Ben oui tout le monde sait que les marmottes mettent du chocolat dans du papier alu'.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là?
-Je veux dire...que Bill est un sacré menteur.
-Je vois pas...
-Moi je vois trèèès bien, Monsieur manipulateur.
-Hein?
-Gustav vient d'appeler. Il m'a raconté cette histoire avec Georg.
-Histoire avec...oh. Ah merde.
-Tu comptais me le dire ou...
-Je pensais pas que ça serait utile.
-J'comprends pas pourquoi tu l'as pas dit, ça te coûtait quoi?
-Ben...j'me sentais un peu con et... j'avais pas envie de me dire que j'étais dégueulasse à ce point...
-Donc tu trouves que c'est deg' c'que j'ai fait?
-Manipuler les gens? Oui c'est deg'.
-Bon ben, on est deux dégueulasses.

J'essaye de lui sourire pour lui montrer que je ne lui en veut pas, parce que non je ne lui en veut pas. Le seul truc, c'est qu'il ne m'ait pas dit.
-Tu sais...tu peux tout me dire Bill je...vais pas te juger pour ça. J'ai fait pire ouvre les yeux.
-Je suis désolé.
-On oublie.

Il se lève et vient se blottir dans mes bras. Je crois que c'est bon, maintenant on sait tout et on peut reprendre vraiment.
-Est-ce que je dois le dire à Georg?
-Je pense. Et tu dois t'excuser aussi. On doit tous s'excuser d'ailleurs.

Il hoche la tête et se sépare de moi.
-Tom...
-Oui?
-J'ai faim.

Je le regarde un peu surpris et il commence à rigoler.
-Qu'est-ce qui est drôle?
-Ta tête.

Il me regarde en souriant et son portable vibre. Il le prend et me regarde en grimançant.
-Quoi?
-C'est Georg.
-Ben répond.
-J'ai pas envie de lui parler, répond toi!
-C'est pas mon portable, je pense que c'est à toi qu'il veut parler non?
-Steuplaîîîît...
-Nan.

Il râle et fini par décrocher.
Il s'installe sur le lit et je fais de même. Pendant de longues minutes, il explique à Georg ce qu'il s'est vraiment passé et fini par raccrocher en soufflant.
-Alors?
-Alors...il a pleuré.
-Pleuré?!
-Ouais, et...il a dit qu'il m'aimait quand même, mais que vu les circonstances il respectait mon choix. Et il ne fera rien contre nous.
-J'espère qu'il dit pas ça pour qu'on baisse la garde.
-Non il avait l'air sincère.
-Georg a toujours eu l'air sincère Bill. Je ne lui fais pas confiance.
-Hm...
-Toujours faim?
-Toujours.
-Macdo?
-Macdo!

On descend en trombe dans les escaliers, et on se fait même engueuler par ma mère.
-Mamaaaan on va au macdo! cri Bill en mettant son manteau.
-Et les haricots que j'viens de faire cuire j'vais les manger toute seule?
-On dirait oui!

On rigole et on sort en défonçant presque la porte. J'entends ma mère qui gueule encore.
-C'est un dîner en amoureux? me demande Bill pendant qu'on avance, les mains dans les poches.
-Euh...
-Parce que si c'est le cas ben...
-C'est pas très romantique le macdo.
-Pas besoin d'être romantique...
-On va dire que c'est un dîner entre frère ok?
-Ok!

Il sourit et me dit:
-Tu veux pas que ça soit une soirée entre potes?
-Mais, on est pas potes?!
-Gustav est notre pote, et j'suis sûr qu'il préférerait manger avec nous plutôt que seul devant sa télé.

J'acquiesce et il sort son portable pour appeler Gustav.
-Il veut bien.
[ * ]
C'est ainsi qu'on se retrouva tout les trois au macdo. Bien que la gêne et la tension soit palpable, on a passé une bonne soirée, évitant soigneusement les sujets de discution sensibles.
"Désolé" semble être le mot le plus difficile, autant pour celui qui le dit que pour celui à qui il est destiné. On a tous quelque chose à se faire pardonner, et on a tous quelque chose à pardonner à quelqu'un.
La vie est faite de doutes, de choix, dont on est tous responsable. Parce qu'on voit mal, on écoute mal, on ressent mal. On ne fait pas assez attention aux autres, et le défaut de l'homme c'est de penser d'abord à lui même. Notre seule excuse est de se dire que tout le monde le fait, tout le monde est comme ça.
La jalousie et l'égoïsme sont très liés, on en a fait les frais. Tous jaloux, et tous à vouloir son propre bien avant celui des autres. On en devient fou, parfois, et on finit par s'oublier soi même, oublier son but.
Le désir de vengeance est une des conséquences de cette folie. On passe du "je veux aller bien" à "je veux lui faire du mal". La vengeance, la violence n'avancent à rien, les mots blessants, les attitudes dangereuses... Au final on n'est plus nous même, et on a tout perdu.
Notre histoire est une histoire de chance. On en était tous arrivé du "tout ou rien". Je ne sais pas si c'est ma bonne étoile, ou tout simplement notre destinée, à Bill et moi, qui a permis qu'on se retrouve. Ou plutôt qu'on se trouve. On a eu le "tout", et je remercie la providence pour ça.
On est toujours mercredi, je suis encore le fils de ma mère, et le plus important c'est que je ne suis plus que Tom,
je suis Tom avec Bill.

FIN

_________________

[ * ]

*se retiens de pleurer très très fort*

Bon...

Je crois...

Que c'est l'heure de se dire aurevoir...

é_è

*fait un câlin Teletubbies à tout ceux qui ont lu sa fic*

Je...sais pas quoi faire là tout de suite.

Je suis malade, j'sais pas c'que j'ai encore.
Je vous raconte ma vie
puisque la fic est ... *ravale ses larmes* ...
Ce fût un plaisir d'écrire. De découvrir ma fic en même temps que je vous (si si j'vous jure), de passer du temps à lire et répondre à vos com'z magnifiques, parler à certaines d'entre vous sur MSN, tout ça tout ça...

A la base cette fic était un OS. Si si j'vous jure ='P
Mais j'ai eu un trop plein d'imagination, et voilà...
Qu'est-ce que j'vais bien pouvoir faire maintenant?
Plus rien à poster sur ce blog...c'est la misère.

*Ne retiens pas des laaaarmeuuuuuuuh pleurer ça fait duuu biiieeeeen*

Bon ok. J'avoue que, je pleure.

Je suiiis ridicule je sais mais mais, j'suis tellement tellement sensible.

Je pouvais pas repousser la fin à l'infini...

Donc.

On va dire "faites comme d'habitude".

Com'z avec vos impressions, tout tout tout. J'veux tout savoir.

ema_vip@hotmail.fr

Si vous voulez parler avec moi...

é_è

*tente de reprendre un peu de contenance*

Il y aura un épilogue.

Il sera en ligne la semaine prochaine (je ferais de mon mieux quoi XD), je préviendrais les gens qui veulent être prévenu.

Donc restez dans le coin quand même ^^'

Je veux pas finir cet artiiicle.

T_T

Bon.

n'Ema vous aime.

Vous êtes tous atom!k et vous le vallez bien.

Et.

Rendez-vous sur mes autres fics pas fini bien sûr =P

et

Je compte faire un sky' avec mes OS dessus, parce que j'en ai pleiiin que j'ai pas encore mis en ligne et puis que euh, bah en attendant de commencer ma nouvelle fic je veux pas vous faire trop attendre loin de moi X'D

Ah ouais une p'tite question au passage.

Y'a des mecs qui ont lu?????
Des pas fans de Tokio Hotel?

Ce sont mes derniers mots.

Mardeuh.

XD

Jsuis pas très inspirée pour vous dire aurevoir.

'Fin t'façon on se retrouve sur l'épilogue!

Tchù les n'enfants.

# Online seit Freitag, 07. Dezember, 2007 um 06:58

Geändert am Sonntag, 23. Dezember, 2007 um 19:20

YOUHOU

RENDEZ-VOUS ICI! TOUT DE SUITE! *BAF* XD n'EMA REPREND DU SERVICE

# Online seit Freitag, 07. Dezember, 2007 um 14:57

Epilogue

Epilogue
JOYEUX NOEL
BONNE ANNEE

etc etc

x'D

Quel bonheur de poster ici ='D
Je suis très émouvue.

Bon ok, je suis aussi trèèèès en retard.

Je m'en excuse, et je vous suppliiiiiiie de me pardonner.

é_è

Bon alors c'est un épilogue loooong, trèèèèès loooong, trèèès trèèèès looong....

XD

J'espère que vous aurez le courage de tout lire...^^

Bon sinon, j'ai passé de bonnes vacances (pour ne pas dire les meilleures depuis longtemps.), de joyeuses fêtes (surtout le Nouvel An <3) et j'espère que de votre côté c'est pareil =')

Bonne lecture

(on se retrouve touuuuuut en bas XD)

____________

POV Tom:

Ca fait maintenant un mois. Un long mois. De bonheur, certes. Un mois compliqué où on a dût s'adapter à notre nouvelle situation. Il ne faut pas oublier que Bill et moi sommes frères avant tout...Je le connais trop bien, tout comme il me connaît trop bien. Je savais que ça serait un peu rude, que tout ne tombe pas tout cuit. Mais j'espérais quand même que les choses soient plus fluides entre nous. J'irais pas jusqu'à dire que je voudrais qu'on soit comme un couple "normal", non ça serait trop bizarre. Mais...on ne s'embrasse pas. On ne s'embrasse pas, ou seulement très peu, et ça me frustre. Je sais que je n'ai pas besoin de ça pour l'aimer, ou pour lui prouver que je l'aime...mais je me sens...presque jaloux. Jaloux qu'il ait pût embrasser Lei et Georg sans retenue, alors que moi...tout juste si il ne se met pas à trembler comme une feuille lorsque mon visage approche le sien. C'est d'autant plus incompréhensible que nous nous sommes embrasser bien avant de mettre au clair notre situation. Ca n'avait pas l'air de le déranger...il m'a même supplié de le faire!
Je ne comprends pas...
On est là, tout les deux, devant un DVD. Edouard aux Mains d'Argent, Bill voulait à tout prix voir la fin. Je ne m'ennuie pas, mais c'est pas comme si je m'amusait non plus. Il a replié ses jambes sous ses fesses et à le coude poser sur l'accoudoir, son menton dans sa paume. Là encore rien n'a changé. On pourrait...être plus proche. Mais non. On est comme avant, comme deux frères qui matent un DVD. J'aimerais bien lui en parler...
J'en viens parfois à me dire "tout ça pour ça". Pas que je regrette, simplement que j'espérai du changement.
-Bill?
-Hm?

Il tourne à peine la tête vers moi. Je tends la main pour attraper la télécommande et mets le film en pause.
-Qu'est-ce qu'il se passe?
-Euh...ça va faire vieux cliché mais...on doit parler.
-Ah...

Il se relève et me paraît un peu anxieux.
-Quelque chose ne va pas? Il demande en haussant les sourcils.
-Tout va très bien. J'aimerais juste savoir...euh...enfin non pas savoir. J'aimerais te dire...que je trouve que...tu vois nous deux ben...j'ai l'impression que ça a pas changé par rapport à avant...
-Oh...
-Enfin, tu vois quoi. Je veux dire...bordel de merde Bill je t'embrassais plus souvent quand on était pas ensemble que maintenant.

Il hoche doucement la tête en regardant le tapis.
-Je...sais pas quoi te dire...
C'est là que je devrais sortir "parle pas et agit". Mais vu la situation, j'ai peur de le brusquer un peu...
-Tu trouves qu'on est trop, enfin, pas assez proche?
-On est proche, on est très proche même. Mais je trouve que...pour des gens qui s'aiment, du vrai amour j'te parle, ben c'est pas trop ça.
-Je pensais que tout était normal moi. On peut pas faire comme dans les films non plus.
-Nan je dis pas qu'on devrait faire comme dans les films, mais qu'on devrait...j'sais pas moi. On pourrait se donner des p'tits surnoms, s'embrasser plus souvent, je sais pas moi.
-Ecoute Tom. Je veux pas te froisser, mais j'ai pas remplit de contrat pour ça moi. Je t'aime, et tu m'aimes. On le sait, on le sent, est-ce qu'on a vraiment besoin de se donner des surnoms ridicules pour se le prouver?
-Nan mais t'enflamme pas non plus! J'disais ça comme ça!
-Ouais ben nan. C'était peut être pas ton but, mais ça m'blesse que tu m'dises ça, j'ai l'impression que tu t'ennuies avec moi, que tu t'ennuies de moi.
-Mais je m'ennuies pas du tout!
-Qu'est-ce que t'as besoin de m'embrasser alors?
-Ben les couples en principe ils s'embrassent, ils se lèchent, ils s'avalent j'en sais rien moi! Bordel les couples normaux ils baisent quoi!

Un vieil adage dit qu'il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Si j'avais eu l'occasion de la faire tourner sept fois dans la bouche de Bill, ça m'aurait éviter de dire cette putain de connerie.
-Ils baisent? T'as besoin de me baiser Tom?
Son regard me fait presque peur. Je regrette, putain je regrette d'avoir dit ça. Je parle plus vite que je ne réfléchie, et chaque fois c'est à mon désavantage.
-Nan. Nan j'ai pas besoin de te "baiser" Bill. J'aimerais juste...qu'on soit plus proche en tant qu'amoureux...
Il attrape la télécommande et redémarre le film. Ok. Là, là j'ai le droit de le dire. Tout ça pour ça.
Je reprends la télécommande, remets le film en pause.
-Bill. Est-ce que tu te rends compte là?
-Rendre compte de quoi?
-Rendre compte qu'on en est au même point. Au même point qu'avant. C'est...du gachis. Bordel, j'ai pas fait tout ça pour en arriver là. Si t'es pas content d'un truc, que quelque chose te gênes, ben dis le putain!
-Tu trouves que c'est du gâchis? On a vraiment pas la même perception des choses alors. Du gâchis nan mais j'hallucine. Savoir que tes sentiments sont réciproques, ça t'apportes pas un truc en plus là!

Il a plaqué sa main sur mon torse et je comprends qu'il parle de mon coeur. Bien sûr que je ressens des trucs. Il retire sa main aussi vite qu'il l'a posé et se tourne vers la télé.
-Redonne moi la télécommande.
-Et mon droit de réponse?
-La télécommande.
-Ca m'apporte un truc t'as raison. Mais j'aimerais plus.
-T'es jamais content de toute façon. La télécommande.
-Je suis content, j'suis plus que content putain. J'peux savoir c'que j'ai fait pour que tu me parles comme ça?
-T'as encore ouvert ta bouche pour ne rien dire. Et maintenant passe la télécommande, j'aimerais bien voir la fin de ce putain de film.

Je lui lance la télécommande et me lève.
-Faut que je tue quelqu'un pour qu'tu prennes trente seconde en considération c'que j'te dis? Tu peux pas faire un effort pour me montrer un minimum d'intérêt?! Putain mais...on dirait vraiment un gamin qui a rien à foutre de sa vie et qui cherche des prétextes pour emmerder le monde!
Je monde dans la chambre enfiler un t-shirt et descends mettre mes chaussures. J'vais prendre l'air, m'aérer la tête. Surtout être loin de lui pour ne pas dire quelque chose de regrettable. Ne pas commettre un acte regrettable.
Putain de merde. J'ai l'impression d'avoir traversé le désert, et qu'en sortant on m'demande de traverser un océan à la nage. J'ai jamais voulu croire qu'un problème en cachait un autre, et pourtant les faits sont là. Tout ça pour ça. Cette putain de phrase qui résonne dans tout les coins de ma pauvre tête. J'ai jamais rien demandé qu'un peu plus d'attention. Est-ce que c'est mal de demander un peu plus de contact avec la personne qu'on aime? Est-ce qu'il croit vraiment que je vais passer ma vie à le regarder? C'est pas comme si j'lui demandais un truc crade. C'est pas crade de se tenir la main, de s'embrasser, de se caresser.
Peut-être que... regretter, c'est pas la meilleure solution. Peut-être que tout simplement, j'en ai pas fait assez, même si je m'obstine à penser le contraire. Inconsciemment, je suis sûr que Bill attend bien plus de moi. Seulement...qu'est-ce que je peux faire de plus? Qu'est-ce que j'ai encore à lui prouver? Je me suis débarrassé de tous, un par un. Qu'est-ce que je peux faire de plus? Je...c'est totalement...putain. C'est moi qui en ai fait le plus! Dans cette putain d'histoire c'est moi qui ai le plus agit! Il pourrait faire un effort, des efforts!
Je marche sans vraiment savoir où je vais, et de temps en temps, ne pas avoir de but et avancer quand même, ça fait du bien. Ca fait un putain de bien de tout laisser derrière soit, de se vider l'esprit, de laisser les problèmes. Bon d'accord, il faut à un moment où à un autre retourner en arrière, mais le temps d'une ballade, prendre l'air, ça fait un putain de bien.
Faut que...je trouve un truc. Un truc pour le surprendre, qu'il ouvre un peu les yeux, qu'il se dise en se levant le matin "putain j'ai envie d'embrasser Tom".
Et évidemment, je trouve rien, rien du tout, et je suppose que j'abuserais un peu de demander de l'aide à Gustav, j'ai promis de le laisser tranquille ...Oui mais là c'est pas pareil, ça causera de mal à personne si il m'aide, juste à trouver une idée. Ca peut pas faire de mal. Ca ne peut pas.
-Alo?
-C'qui?
-Tom. Tu vas bien?
-Tu m'appelles jamais. Du moins jamais pour me demander seulement si je vais bien. Qu'est-ce qui ne peut pas attendre qu'on se voit ce week end?
-Euh...ben non en fait t'as raison, ça peut attendre.
-Dis toujours.
-Euhm...ben j'aimerais que tu m'aides en fait...
-Ah.
-Nan pas comme...'fin tu vois. J'voudrais comme qui dirait surprendre Bill.
-Le surprendre?
-Ouais, une sorte d'électrochoc tu vois. J'veux qu'il soit plus...je sais pas comment expliquer ça.
-Et je vois pas comment t'aider. Pas question d'embobiner quelqu'un ou j'sais pas quoi hein. Je marche plus dans ça.
-Tu parles comme un mafieu à la retraite. J'veux juste une idée. Tu pourrais pas demander à ta copine?
-J'demanderais à Lei, si tu veux.
-Merci. Bonne journée.

Me voilà bien avancé. Pourquoi...bordel de merde pourquoi j'ai jamais de bonnes idées quand il faut! Je comprends pas, pourquoi ce sont toujours les autres qui les ont, les bonnes idées. J'suis incapable de monter des plans sans qu'ils soient foireux. Pourquoi j'suis pas plus comme Georg bordel?! Georg lui, il a tout monté comme ça, toutes les situations tournaient à son avantage. Et Bill, Bill embrassait Georg! C'est le moment de sortir c'te putain de phrase cliché : Qu'est-ce qu'il a de plus que moi? Nan mais...Putain de merde Bill embrassait Georg, Bill dévorait Georg. Et moi, quedal! C'est ses 40 kilos de muscles qui font cet effet sur Bill? Il...il était pas censé l'aimer. Il l'aimait pas plus que moi, c'est pas possible. Alors, pourquoi moi j'ai rien?
Ca se trouve...Bill est encore avec Georg. Il ne m'aime peut-être pas autant qu'il le dit, il a sûrement jouer la comédie, comme il s'est si bien le faire. Il est encore avec Georg, et c'est Georg qui a tout. Toute son attention, ses surnoms, ses baisers. J'ose pas imaginer plus.
Ca tient pas debout. Pourquoi il me ferait ça au final? Ca serait quoi son but? Merde. Et si il avait pas de but justement? Si comme moi, il marchait sans avoir de direction précise, sans rien au bout de sa route? Impossible. Je le connais comme si je l'avais fait. Il n'est pas comme ça. Il n'est pas, et ne sera jamais comme ça.
Mais, Georg lui, il pourrait. Il pourrait le forcer? Le forcer à rester loin de moi? Putain de merde, il a peut-être un plan, un plan non pas pour nous séparer, mais juste nous tenir éloigner. Suffisamment éloigner pour qu'il puisse avoir Bill. Ce gars est trop intelligent pour que cette théorie soit fausse. Il est dangereux. C'est d'sa faute toute cette histoire, c'est lui qui a commencé, alors pourquoi il ne continuerait pas? Pourquoi il abandonnerait, avec ses kilos de matières grise? Pourquoi il n'aurait pas un nouvel objectif?
Je constate que je suis plus doué pour me faire des films que pour trouver des solutions. Mais en fin de compte, la solution, elle est là. Il suffit de libérer Bill de Georg. Ca paraît tellement évident maintenant. Comme si on avait allumé la lumière dans une pièce plongée dans l'obscurité depuis des années, et qu'à présent, on peu percevoir tout les éléments pour y survivre. J'ai trouvé ma solution. Cette solution qui est aussi le problème. Cette solution qui s'appelle Georg.
Je souris. Je souris parce que c'était tellement...nan mais ça tombait sous le sens! J'me sens même un peu idiot. Ok, très idiot.
Je vais aller voir Georg, maintenant, je vais lui dire que j'ai tout découvert, et ensuite j'appellerais Bill pour lui dire que tout va bien, qu'il peut se lâcher. Qu'il peut me montrer qu'il m'aime comme il faut.
J'avance tranquillement dans les rues presque désertes. Un sentiment d'anxiété se mêle délicieusement à celui de la victoire. J'arrive bientôt en bas de chez Georg. Je sais ce que j'ai à faire. J'ai tout prévu, absolument tout, et ce en quelques minutes seulement. Je vais simplement lui casser la gueule, bien l'abîmer, et ensuite le laisser là, à moitié mourant. Ca ne peut pas rater.
Mon doigt appuie longuement sur le bouton de l'interphone. Je sais que Georg est un peu dur de la feuille. Il ne répond pas, et je redoute le fait qu'il ne soit pas chez lui. Ca doit finir au plus vite. Je répète l'action trois fois, et une voix endormie se fait enfin entendre.
-Moui?
-C'est Tom. J'dois te parler.
-Putaindebordeldemerde. Je dormais là! Casse toi!
-NON! Tu descends Georg! Ou alors je monte!
-Putain mais qu'est-ce que tu viens me faire chier?!
-Faut qu'on parle.

Il raccroche. Il a raccroché. Il a raccroché, et il a intérêt à descendre dans les minutes qui suivent. Il attise ma colère et ma rancoeur. Je vais finir par le tuer...
Je m'assied sur un muret, en face de la porte de l'immeuble et guette l'arrivée de l'autre con. Si dans 5 minutes il n'est pas là, c'est décidé, je le tuerais.
Mes jambes se secouent nerveusement, l'excitation du moment. J'ai hâte, putain comme j'ai hâte. Dans quelques minutes tout mes problèmes sans exception auront disparu.
La porte s'ouvre brutalement et Georg me regarde d'un air mauvais. Il a les traits tirés par la fatigue, les yeux encore bouffis, la bouche un peu pâteuse.
-Qu'est-ce que tu viens foutre là?
-Je veux que tu laisses Bill tranquille. Pour de bon.
-Tu délires ou quoi? J'lui ai fait quoi encore à Bill?
-Arrête de faire l'innocent. Tu sais aussi bien que moi que tu l'aimes encore et que tu fais tout pour nous éloigner l'un de l'autre. J'ai trop galéré pour en arriver là, et j'te laisserais pas faire Ge.
-Ouais. Tu délires. J'retourne me coucher.

Je me lève du muret et l'attrape par l'épaule.
-Tu ne vas nul part. Je veux que tu laisses Bill, est-ce que t'as bien compris?
Il me pousse et me hurle dessus.
-Mais qu'est-ce que ce mec t'as raconté putain! J'ai rien fait!
-Il ne m'a rien dit, tu l'as menacé pas vrai? J'ai deviné tout seul comme un grand. J'ai deviné que tu lui faisais encore du mal, et je te laisserais pas faire.
-Tu débloques. T'as toujours eu une case en moins Tom.
-Je suis sérieux. Laisse nous.
-Tu vas m'écouter espèce de pauvre débile, ton frère et toi avez été effacés de ma vie, de mes souvenirs aussi loin qu'ils remontent, et je ne veux plus entendre parler de vous, ni de tout ce qui se rapporte à vous. Alors tes idées de psychopathes, tu les ramènes chez toi, tu assouvis tes pulsions incestueuses et dégueulasses avec ton jumeau, mais tu me fout la paix ok?!
-T'es vraiment qu'un enculé! T'assumes même pas! T'assumes pas d'avoir été découvert hein!
-Ouais c'est ça. J'remonte me couvrir d'ailleurs, et dormir par la même occasion.
-Georg, un pas de plus et je te tue, t'as bien compris?

Il continue d'avancer, m'adressant un doigt d'honneur. Ma vision se trouble le temps d'une seconde et je sens l'adrénaline monter rapidement, se propager dans mes membres, engourdissant mon esprit et ma raison.
Je plonge sur Georg avant qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la porte et le plaque férocement contre le sol. Je l'entends hurler de le lâcher, mais ne l'écoute pas.
-Laisse nous tranquille.
-Espèce de parano!

D'un geste que je ne comprends pas, Georg se retrouve au dessus de moi, serrant ma gorge.
-Va te faire soigner espèce de fou! dit-il en giflant violemment ma joue.
Il se relève, passant une main sur son menton ensanglanté.
-T'es barge Tom! Vraiment! Putain de merde!
Il lance un coup de pied qui aurait dût atterrir directement dans mes côtes, mais j'attrape son membre et le tire. Il tombe par terre, se rattrapant avec ses mains, hurlant de douleur. Sans réfléchir je passe au dessus de lui et imite ses gestes précédent. Je tiens son cou à deux mains, serrant du plus fort que je peux.
-Je vais te tuer si tu ne nous laisses pas!
Je le sens paniquer et il bat des jambes et des bras pour essayer de se dégager. Je ne suis pas fou, ce que je fais n'est pas mal. Je nous protège, je nous libère.
Ses yeux pleurent et son visage est devenu violet. Ses mouvements se font de plus en plus désespérés, et alors que je crois en avoir enfin fini, il balance son bras dans mon visage, me faisant lâcher prise. Péniblement, il essaye de se relever, suffoquant encore. D'une rapidité que je ne lui connaît pas, il attrape mes jambes au niveau des genoux et me tire en avant, me faisant tomber.
Il attrape mes cheveux et me plaque le visage au sol. Putain.
-Qui va tuer qui maintenant?!
Il relève ma tête pour mieux la claquer sur le bitume. Je ne vois plus rien, si ce n'est des flashs de couleur semblables à des étoiles. Le bruit de ma tête qui frappe résonne, bourdonne dans mes oreilles et je sens déjà mes joues humides de sang.
Je me laisse faire. Je me laisse faire parce que j'ai atrocement mal, et que même crier m'est impossible. J'ai l'impression qu'on me déchire le visage, qu'on arrache ma peau morceau par morceau. Mon piercing frotte malencontreusement le sol, et je sens déjà ma lèvre se boursouflée tandis que le perçage s'agrandit.
Il lâche ma tête comme on lâche un sac d'ordures, m'honore d'un dernier coup de pied dans le ventre, coupant ma respiration et se relève.
-Plus jamais Tom. Je veux plus jamais te voir, ni toi, ni ton transsexuel de frère!
Il se racle bruyamment la gorge et crache près de mon visage.
J'entends la porte de son immeuble se refermer, et reste seul avec ma respiration saccadée.
Je me retourne sur le dos, ouvrant péniblement les yeux pour regarder le ciel. Le ciel qui m'a trahis. Une belle journée pour nous sauver hein? Tu parles. Bordel de merde.
J'ai encore...encore...perdu.
Je sens comme si mon estomac se retourne, je suis pris de nausée, j'ai envie de vomir tout ce que j'ai dans le ventre, et pourtant, pourtant rien du tout. Des crampes insoutenables me font me plier de douleur, et mon visage se tord alors que je réprime un sanglot.
J'suis vraiment ...Minable c'est pas assez fort. Faible, pareil. Je suis pire que tout. J'ai échoué, j'ai échoué alors que j'avais tout prévu.
J'en viens à me dire que Bill est trop bien pour moi. Je suis pas capable de le protéger, de nous protéger.
Alors je hurle. Allongé, épuisé, agonisant sur le sol, je hurle toute ma douleur et toute ma rage. J'ai envie de fuir, de partir là où personne ne me verra dans un état aussi lamentable. Mais même fuir j'en suis incapable.
Il n'y a personne dans cette foutue rue pour me porter secours. Seulement des clochards trop ivres pour quoi que ce soit, ou des fuyards. Des fuyards face aux malheurs des autres, personnes pour m'aider. Aucune aide pour me relever, seulement des regards choqués, parfois terrifiés, ou simplement indifférents. Comment peut-on être indifférent à mes actes héroïques. J'ai voulu, je veux encore sauver mon frère, c'est tout ce qui m'importe. Et la seule chose qu'on me permet d'obtenir, c'est de l'indifférence, moi qui veut seulement de la reconnaissance, peut être même un peu de pitié.
Je ne devrais pas être là, en train d'agoniser.
Je rampe presque jusqu'au mur le plus proche et m'aide de celui-ci pour me relever. Par chance, je tiens sur mes deux jambes. D'un pas hésitant, je fais demi tour et prends le chemin de chez moi. Chez nous. Le vent sur mon visage me fait chialer davantage, ravivant mes douleurs, me brûlant comme un fer chauffé à blanc.
Au bout de longues minutes de marche me semblant interminables, j'arrive sur le perron de la maison. J'entre et monte rapidement à la salle de bain. Quitte à ce que Bill me voit dans cet état, autant que ça soit un minimum propre.
Je me regarde longuement dans le grand miroir, et j'ai encore plus envie de pleurer. Jamais je ne me suis vu dans un état pareil. Jamais. Je remarque seulement maintenant que mon t-shirt est déchiré au niveau de l'épaule, et que mon oreille saigne. Je m'accroche au lavabo, serrant mes mains pour ne pas hurler. Parce que oui, je voudrait hurler.
Je ne sais pas comment m'y prendre pour panser mes blessures...

POV Bill :

Assis dans le canapé, le regard dans le vide, j'ai entendu Tom rentrer. Je l'ai entendu revenir, et je ne suis pas allé le voir. Je ne suis pas encore allé le voir, parce que la confrontation sera inévitable. Je sais, je sais déjà ce qu'il s'est passé. Je le déteste pour ça. Je le déteste d'être retourné voir Georg sans rien me dire. Je le déteste d'être aller se battre, simplement pour une envie qui le démange.
Je l'entends qui sanglote dans la salle de bain, et mon coeur ne peux que se resserrer davantage. Pourquoi tout ça?
J'ai toujours sût que Tom était quelqu'un de particulier. Je sais que Tom est fragile et sensible. Je sais que Tom est perturbé. Mais je ne pensais pas qu'il l'était à ce point. J'ai peur, j'ai vraiment peur pour lui et pour nous. Sa réaction me décourage, j'ai l'impression de le perdre un peu plus.
Je prends mon courage à deux mains et monte doucement les escaliers. Je frappe deux coups à la porte et n'obtient qu'une plainte douloureuse en réponse. J'ouvre la porte et hoquette en voyant l'état de mon frère. Son visage est déformée par la douleur, en partie ensanglanté. Ses yeux rougis fuient mon regard. Mon regard choqué. J'ai envie de partir en courant, de fuir, de le fuir.

Je fronce les sourcils et avance vers lui.
-Assied toi là, dis-je en lui montrant le rebord de la baignoire.
Il obéit et je fouille dans l'armoire à médicaments, à la recherche de compresses et de désinfectant.
-Bill écoute...
-Tais toi. Tu te fais mal.

Je cherche encore, et je sens sa main tenir doucement mon bras.
-Bill s'il te plaît sois pas fâché.
-Tais toi j'te dis.

Je repousse sa main et attrape le flacon de désinfectant. J'en verse sur une compresse, et vois mes mains trembler nerveusement.
-Ca va piquer.
Je me retourne et passe la compresse sur le visage de Tom. Je le vois crisper ses mains sur le rebord de la baignoire tandis que des larmes perlent au coin de ses yeux. Honnêtement, je n'ai absolument pas mal pour lui. J'pense même qu'il le mérite. Il le mérite. Des morceaux de graviers roulent sous la compresse, et il finit par gémir de douleur. Le sang disparaît peu à peu, le nombre de compresses disponibles avec. Plus de peur que de mal, de simples égratignures. Une fois que j'ai fini avec sa joue, je prend de quoi désinfecter sa lèvre enflée. Je suis prit d'un haut le coeur lorsque je constate que sa lèvre est carrément ouverte, son piercing presque arraché.
-Bon Dieu...mais qu'est-ce que t'as foutu...
Un long gémissement passent la barrière de ses lèvres alors je commence à désinfecter.
-Ton piercing est foutu. Bravo, franchement bravo.
Il repousse ma main et essaye de se lever.
-Quoi?
-C'est bon laisse moi tranquille. Ta pitié j'en veux pas..nan putain j'en veux pas.
-Si seulement j'avais pitié de toi Tom...

Je détaille son visage boursouflé et m'aperçois avec effarement qu'il pleure. Il pleure en silence alors que je le regarde toujours avec le même dédain.
-Pourquoi t'as fait ça?
-Est-ce que Georg a appelé?
-Georg a appelé. Il était très en colère. Qu'est-ce que tu es allé foutre chez Georg Tom?
-Pourquoi t'es fâché?
-Pourquoi t'as fait ça?
-Pourquoi tu ne me dis pas pourquoi tu es fâché? Tu ne sais pas. Tu ne sais rien et tu es fâché! Bill t'as pas le droit de te fâcher sans savoir pourquoi!
-Je suis pas fâché putain! Je suis déçu! Ouais déçu de ton attitude! Tu vas casser la gueule de Georg simplement pour pouvoir me baiser après, c'est bien ça non?
-Tu es déçu? Je t'ai déçu alors?
-Tom...
-C'est moi qui te déçois? Vraiment?

Je ne réponds rien et le regarde dans les yeux. Sa lèvre tremble dans un rictus nerveux et il se lève pour me faire face.
-Est-ce que tu es déçu parce que je t'ai sauvé?
-Sauvé?
-Tu...tu ne m'as pas dit. Mais je ne t'en veux pas. Tu avais peur, je...comprends. Je comprends que tu avais peur de Georg, j'ai eu peur pour toi aussi Bill. Alors j'y suis allé pour qu'on sorte de ce trou.
-Mais qu'est-ce que tu racontes?

Il prends doucement mes mains dans les siennes et les regarde avec attention.
-Je..j'ai compris en quelques sortes. J'ai compris ce que Georg te faisait tu sais...
-Georg?
-Ouais...je voulais vraiment qu'il te laisse tranquille.
-Tom...
-Alors j'y suis allé en pensant que je pouvais régler ça tout seul. Est-ce que tu m'en veux d'y être allé seul?
-Tom, je vois pas de quoi tu parles.
-T'as plus aucune raison d'avoir peur. Je sais que...je sais que j'ai pas été tellement à la hauteur, que j'ai pas mis sa raclée à Georg comme je l'aurais voulu, mais...
-Attends attends. Tom. Tom regarde moi.

Il lève doucement la tête et me regarde avec un air de petit garçon prit en faute.
-Tom, de quoi tu parles?
-Je...Je...Putain...
-Tom, Georg ne m'a rien fait. Rien fait du tout, ok? Je sais pas ce qu'il t'a dit, ce qu'il t'a fait, mais à moi, il ne m'a rien fait du tout.
-Bill...s'il te plaît...arrête de nier, je sais que j'ai pas été à la hauteur cette fois mais je te protégerais.

Je scrute mon jumeau dans les yeux et me rends compte que ses pupilles sont complètement dilatées et qu'elles tremblent légèrement.
-Tom je te jure que je n'ai pas revu Georg depuis...
Je me coupe en pleine phrase, pris d'une douleur aigüe. Tom a soudainement pressé tout mes doigts dans sa main, les tordant presque.
-Bill, je pense qu'on devrait partir tout les deux...
-Tom...tu m'fais mal. Lâche ma main s'il te plaît.
-Je...je crois que je suis incapable de te protéger de Georg, alors il faut qu'on s'éloigne. On part loin, avec maman si tu veux.
-Tom...tu me fais peur. Lâche moi s'il te plaît.
-Tu n'auras plus peur ok?

Je hoche la tête. Je suis perdu. J'ai peur, j'ai vraiment peur.
-Est-ce que tu es encore déçu?
-Non. Non vraiment je ne suis pas déçu. Merci Tom.

Je rentre dans son jeu, par crainte de ses réactions. Il hoche doucement la tête et m'entraîne lentement vers notre chambre.
-Tu as mal Tom?
-Ca va mieux. Je t'assure, ça va mieux.
-Alors tout va bien.

Je lui souris gentiment, mais la peur que je ressens ne disparaît pas. J'ai peur de Tom, et ça, ce n'est pas normal.
-Tom...Georg m'a dit qu'il ne voulait plus nous voir, alors on oublie cette histoire d'accord?
-Georg est un menteur. Il reviendra.
-Non Tom, il ne reviendra pas. Tu me fais confiance non? Alors crois moi quand je te dis qu'il ne reviendra pas. Jamais.
-Je suis désolé pour tout ça Bill.

Je ne comprends plus rien. Rien du tout. Il est fou. Fou fou fou fou. Il a toujours été fou, complètement fou. Et maintenant j'ai peur.
-Je vais appeler Gustav, dit-il en cherchant son téléphone. Téléphone qu'il ne trouve pas.
-Tu...tu ne l'aurais pas perdu chez Georg?
-Devant chez Georg, me corrige-t-il. Sûrement. Il est sûrement là bas.

Il dit ça en hochant la tête.
-Je vais le chercher, ok? Tu restes là, je vais le chercher.
Je quitte la chambre avant qu'il ne proteste, dévale les escaliers et sors de la maison. Je prends mon portable et appelle Gustav.
-Alo?
-C'est Bill!
-Ah tiens. Vous avez tous rêvé de moi pour m'appeler?
-Hein?
-Tom m'a appelé tout à l'heure.
-Tom est fou.
-J'écoute.
-Il est allé se battre avec Georg. Il s'est fait écraser Gustav! Et ensuite, il a dit plein de truc, j'ai rien compris! J'ai rien compris du tout, et je comprends toujours pas.
-Calme toi. Tu veux que je vienne?
-Nan. Nan surtout pas. Il me fait peur!
-Roh c'est bon c'est que Tom, il a toujours eu un grain...
-Je déconne pas! Il devient violent Gustav! Tom me ferait pas mal, et là, là il m'a fait mal!
-Bill, calme toi,ça peut pas être si grave.
-C'est grave. Qu'est-ce que je dois faire?
-J'en sais rien moi, ne le contrarie pas pour commencer. Peut être qu'il est juste fatigué.

Juste fatigué...j'aimerais bien y croire. J'ai besoin d'y croire.
-Je raccroche, je prends l'air et je rentre. Merci Gus, embrasse Lei pour moi.
Je m'assieds sur les marches du perron et prends ma tête dans mes mains. C'est à n'y rien comprendre. Il n'est pas comme ça. Il ne peut pas être comme ça. C'est une autre personne que j'avais devant moi. Une personne qui essayait de se faire passer pour une victime. Est-ce que Tom pousserait le vice à ce point? Est-ce qu'il jouerait la comédie pour satisfaire ses envies? Est-ce que...est-ce que j'ai le droit de penser ça bordel? Est-ce que j'ai le droit de douter de sa franchise comme ça? Après tout...peut-être est-il vraiment fou...peut-être qu'il croit en ce qu'il raconte.
Ses yeux...ses yeux ne trompaient pas. Ils ne trompent jamais. Il avait peur, peur pour moi. Je...Je ne sais plus trop quoi penser.
Il ne serait pas allé chez Georg sans raison. Peut être qu'il l'a provoqué...peut-être...
Non bordel, tout ça c'est de la comédie! Putain de merde Bill ouvre les yeux! Quelques minutes avant, tu te disputais avec lui à propos de votre relation, et le voilà qui revient d'une escapade héroïque qui a foiré! Tom n'est pas fou, c'est juste un très bon comédien.
Et...bon sang il me dégoûte! Tout ça pour...pour quoi au final? C'est quoi son but? M'impressionner pour que je lui tombe dans les bras? Est-ce qu'il va essayer de casser la gueule à tout ce que je n'aime pas pour arriver à ses fins?! J'hallucine complet. Je...putain j'suis...rrrr!
Je me lève, ouvre la porte et monte les marches quatre à quatre. J'ouvre violemment la porte, enlève mon t-shirt et hurle sur Tom.
-Tu veux me baiser Tom?! Ben vas-y, baise moi!
Il relève des yeux inquiets vers moi mais je n'y prête aucune attention.
-C'était bien ça que tu voulais non? Tu t'es pas fait taper dessus pour rien! Alors tu ramènes ta bite qu'on en finisse!
Il se lève pour me faire face alors que j'enlève mes chaussures, mes chaussettes, et que j'abaisse mon jean.
-Bill tu penses vraiment que...
-Ta gueule. Alors là, ta gueule. T'as interêt à profiter Tom, profite parce que sinon la prochaine personne qui te casse la gueule c'est moi!
-Bill vraiment je...

Je claque fortement sa joue non blessée et lui lance un regard noir.
-Ta gueule.
Je tire mon boxer vers le bas et le pousse sur le matelas qui rebondit sous son poids. Je plaque une main sur sa bouche, lui faisant bien comprendre que je ne veux pas l'entendre. On va le faire, puisque c'est ça qu'il attendait. On va le faire.
Je déchire ce qu'il reste de son t-shirt, et je lis la panique dans ses yeux. Il doit me prendre par un sauvage, mais non, c'est juste que j'ai toujours rêvé de déchirer le t-shirt de quelqu'un. Il tente une nouvelle fois de parler et je le fais taire avec un baiser. Je ne veux pas l'entendre me dire d'arrêter. Je ne veux pas qu'il essaye de me stopper. Pas tout ça pour ça, jamais. Bon ok, faut avouer aussi que la situation ne me déplaît pas. Les causes me perturbent autant que les conséquences me réjouissent. Je lâche ses lèvres et lèche doucement sa joue intacte. Non je ne veux pas lui faire encore plus mal, je ne veux pas être une fois de plus la cause de ses souffrances. Il murmure mon prénom alors que je descends lentement vers son cou que je ravis de caresse. Je remarque alors des traces violacées, que je retrace avec un doigt. Des traces de strangulation, mon fou de frère s'est carrément fait étrangler...
-T'es fou Tom...vraiment trop fou...
Je pose mon menton sur son épaule et reste comme ça, le temps d'un câlin. Malgré la colère que je ressens et mon attitude qui a pû lui paraître impatiente, j'ai besoin qu'il aille bien. J'ai besoin d'être tendre avec lui, parce que même si ses actes ont été irresponsables et immatures, il l'a fait pour moi, pour nous. Je dois le remercier, je dois lui montrer que je ne lui en veux pas. Pas autant que j'en ai l'air. Ses mains descendent lentement sur ma chute de reins et il me tient contre lui, tendrement.
-C'est bon Bill...c'est bon je t'assure, murmure-t-il dans mon oreille.
Sur le même timbre de voix je lui répond:
-Quand est-ce que tu vas la fermer Tom?
Je souris contre sa peau chaude et il resserre son étreinte. Après avoir embrassé sa mâchoire saillante, je me redresse pour détailler le corps endoloris de mon jumeau. Je caresse délicatement son front, descends sur sa bouche et m'attarde enfin sur son torse dénudé. Là encore, les traces du combat sont plus que visibles. Des marques rouges sur ses côtes annoncent déjà l'apparition de bleus disgracieux. Il se redresse sur les coudes et je sens son regard se poser sur moi. Je lève les yeux et lui sourit du coin des lèvres.
-T'as dû morfler mon pauvre Tom...
Je l'entends rigoler doucement et il approche une fois de plus ses lèvres de mon oreille.
-J'ai à peine sentit.
Je pousse son épaule d'un geste vif pour qu'il se rallonge et défait nerveusement la ceinture de son baggy. Une fois chose faite, j'abaisse son vêtement trop large pour lui, laissant Tom en sous vêtements.
-T'es beau, je dis en laissant mon regard traîner sur son corps finement sculpté, trop beau même
Je me recolle à lui et emplis mes poumons de son odeur. Son souffle chaud qui s'attarde dans mon cou me fait frissonner et ses mains se ré-agrippant à mes hanches m'informe de l'impatience de mon frère.
-On y viens Tom, calme toi un peu!
Je l'entends glousser contre moi et ses lèvres se posent amoureusement sur mon épaule. Mes mains traînent à présent dans son dos, le frictionnant de bas en haut. D'un mouvement habile, il me fait basculer sur le matelas, se retrouvant au dessus de moi. Je ferme les yeux, essayant d'imaginer la scène qui va se dérouler dans quelques instants. Je sens Tom bouger au dessus de moi, et un bruit de tissu me laisse penser qu'il vient de retirer son boxer, dernier obstacle entre nos deux corps.
J'ouvre les yeux et suis surpris de tomber directement sur le sourire rayonnant de Tom.
-T'es content, tu vas me baiser.
Je secoue la tête en levant les yeux alors que Tom se penche davantage au dessus de mon visage, sans pour autant laisser nos corps se toucher.
-Je suis content, parce que je vais te faire l'amour.
Sans ajouter un mot et sans me laisser le temps de réagir à sa phrase, il colle son corps au mien. Je gémit sans retenue alors que mes yeux se ferment tout seul. La main de Tom descend sur moi, sur ma hanche, et s'y agrippe. Le contact de nos peau, l'une contre l'autre, l'une sur l'autre, irradie nos corps de plaisir, un plaisir qui nous prend de la pointe des cheveux au bout des orteils, faisant se contracter nos muscles, vibrer nos respirations, trembler nos coeurs.
Son autre main, plus aventureuse, se faufile entre mes cuisses, là où la peau est si fine. Il pose ses lèvres chaudes sur ma joue et caresse timidement l'intérieur de mes cuisses. Je hoquette lorsque ses doigts rugueux se posent sur mon pénis déjà dur.
-Putain de merde Tom...
Je le sens sourire contre ma joue et il intensifie ses caresses. J'ai qu'une envie, c'est de chialer. Chialer d'avoir attendu si longtemps, chialer d'avoir presque mis en péril notre relation, sa vie. Je m'en veux d'avoir été si égoïste, toute cette attente parce que j'avais peur.
Je tourne la tête pour faire se rencontrer nos bouches et l'embrasse goulûment, comme il le voulait. Ses doigts lâchent mon membre et il met fin à notre étreinte buccale. Il se décolle de moi, se redresse, et je le vois froncer les sourcils. Ses yeux détails mon corps et je ressens son hésitation.
-Qu'est-ce que t'as?
Il secoue la tête, semblant réfléchir.
-Quoi, Tom?
Ses yeux brillants d'excitation rencontrent les miens et un sourire se dessine sur son visage. Il porte sa main au bord de mes lèvres et les caresses légèrement. Je hausse les sourcils quand je semble comprendre la situation.
-Tu veux que...
Je ne fini pas ma phrase et lance un coup de langue sur son index. Il hoche la tête, m'invitant à continuer. Pour être honnête, ça me dégoutte. Ca me dégoutte d'avoir à lui lécher les doigts, de foutre ma salive dessus, parce que je sais ce qu'il va faire avec. Et malheureusement je n'ai d'autre choix que de continuer, parce que évidemment, on a pas prévu de lubrifiant, et que je refuse d'avoir mal. Autant faire ce qu'il attend, c'est trop tard pour reculer de toute façon.
Je ferme les yeux et suce plusieurs de ses doigts et contre toute attente, je l'entends gémir doucement. Incrédule, j'ouvre les yeux, et j'ai presque envie de rigoler devant sa moue de plaisir. Nan mais ce ne sont que des doigts hein...
Je repousse sa main et il ouvre les yeux, comme s'il se reconnectait à la réalité.
-J'crois que c'est bon nan?
Sa main descend, descend, descend et s'arrête bas, très bas. Nom de Dieu j'ai peur. Putain putain putain. J'ai envie de partir loin, loin, super loin et de ne jamais, jamais revenir. Qu'est-ce qu'il va me faire bordel de merde. J'ai jamais, jamais demandé quoi que ce soit à personne, alors pourquoi j'en suis là?
-Ugh!
-Shhh...
-Ta gueule Tom.

Il a mis ses doigts dans mon cul. Il. A. Mis. Ses. Doigts. Dans. Mon. Cul. Y'a de quoi me faire débander. J'ai les doigts de Tom dans le cul. Et ça fait une putain de sensation. Ni bien, ni mal. Juste une gêne vraiment désagréable. J'me sens vraiment mal, c'est comme...je trouve même pas de comparaison assez forte. C'est pire que de porter des vêtements mouillés, ou bien de plus avoir de goût sur la langue, d'être assis sur une chaise bancale. Mais j'me sens encore plus mal pour lui. Je sais pas si c'est de sa faute, si c'est lui qui s'y prend mal ou quoi...mais si j'avais été à sa place je serais parti me cacher, loin, très loin. Il ne bouge pas, ne dis rien, ne cligne même pas des yeux. Un million d'années s'écoule, et ses doigts sont toujours fourrés là où il faut pas.
-C...combien t'en a mis? Je tente de demander. Combien t'en a mis putain...
-Je...un seul.
J'ai l'impression qu'il vient de me foutre une baffe. Un seul doigt. Un seul putain de doigt.
-Et, tu comptes le laisser là?
-Écoute Bill c'est pas évident pour moi non plus, alors tu te calmes, tu te détends et tu me laisses faire.
-Ouais bah écoute, quand t'auras un doigt dans le cul on en reparle. Putain...
-Si t'es pas content j'te laisse faire hein!
-Ta gueule.

Je sens un micro mouvement de son doigt à l'intérieur de mon moi profond. Un geste hésitant qui me laisse toujours aussi perplexe.
-Je fais du mieux que j'peux hein.
Je secoue la tête mais ne peut m'empêcher d'avoir un brin de compassion. Il aurait pû me prendre comme ça, n'écoutant que son envie, mais il va doucement, et moi j'suis là à l'engueuler... Il amorce un timide va et viens et mes orteils se crispent tout seuls. C'est pas encore super bon, mais c'est mieux. Plus il bouge en moi, et mieux ça va. Au bout de quelques minutes, il retire complètement son doigt, et je sens une pression plus importante au niveau de mon entrée. Il scrute toujours mon visage, cherchant sans doute une trace de crainte ou de douleur. Je me soulève et embrasse le bout de son nez, et une nouvelle intrusion m'arrache un soupir. C'est encore désagréable et mon visage se crispe. Comme précédemment, il me laisse le temps de m'habituer avant de bouger. Alors que ses doigts commence le chemin inverse, une plainte de douleur s'échappe de mes lèvres.
-Désolé.
Il s'excuse mais ne retire toujours pas les intrus. Ca fait foutrement mal cette fois! De sa main libre, il caresse ma joue en soufflant sur mon visage, tentant de m'apaiser.
Il recommence ses allers et venus, et moi, je recommence doucement à ressentir du plaisir. Une fois de plus, il ralentit et se retire.
-Pas question que tu mettes un troisième doigt Tom j'te préviens.
Il ricane et avale presque ma bouche dans un baiser passionné. Il se redresse ensuite totalement, à genoux sur le lit, passant légèrement ses doigts sur mon torse.
-Bill, on a pas de...de lubrifiant tu sais et...
Je sourit devant sa bouille. Il a rougit et mord nerveusement sa lèvre. Je pose une main sur son menton pour le faire arrêter, de peur qu'il ne mette un coup de dent sur sa chaire blessée.
-Je sais pas comment te demander ça Bill...
Sa main quitte mon abdomen. Je la suis des yeux et la vois aterrir sur son membre tendu. Il se caresse lentement, gémissant tout bas.
-On a pas de lubrifiant, et il faut que tu la suces.
Je relève immédiatement les yeux, tentant de capter son regard. Mais les siens son clos, et il ne peut donc pas voir mon air...non pas indigné ou choqué, juste surpris.
-Il faut...que je la suce?
Il accentue les caresses sur son sexe, sans même prendre la peine de me répondre.
-Il faut que je la suce.
Je visualise mentalement la chose. Je vais sucer mon frère, mon fou de frère, pour qu'il puisse mieux me pénétrer.
J'avance prudemment ma main vers la sienne et il ouvre enfin les yeux. Je mords ma lèvre et avance doucement. J'ai tellement envie de reculer putain.
Ca doit pas être si difficile que ça... Je louche sur son sexe érigé, mettant en place ma technique d'approche. Ma première tentative de contact soutire à Tom un cri qui me fait reculer.
-Quoi?! Pardon! Putain!
Sa respiration saccadée parvient à mes oreilles et sa main chaude se pose délicatement sur ma mâchoire.
-Désolé. Ca m'a fait un putain de bien, désolé...
Je soupire, agacé. Bah j'ai eu peur quoi!
Je lèche mes lèvres et m'attelle à la tâche. Les mains de Tom froissent le drap, tirent dessus au rythme de mes caresses buccales. Vu les gémissements que je lui tire, je ne pense pas m'y prendre si mal que ça... Malgré tout, je ferme les yeux et imagine que je suis loin de cette scène, que ce n'est pas le pénis de mon frère que je suis en train de lécher sur toute sa longueur, que ses mains ne sont pas accrochées à mes cheveux et que je ne l'entends pas gémir. Pourquoi? Tout simplement parce que me rendre compte me ferait sûrement jouir sur le coup.
Parmi ses nombreux halètement, je parviens à comprendre qu'il faut que je m'arrête, ce que je fais prestement. Je fixe son visage suant, ses yeux fiévreux, ses lèvres gonflées, non seulement par ses blessures mais aussi par le désir qui coule dans ses veines.
Rapidement il se retrouve au dessus de moi, dans notre précédente position. Un dernier chaste baiser et Tom commence à me pénétrer.
Mon corps réagit violemment : Je sens mes orteils se tordre, ma bouche s'ouvrir et un cri se perdre dans le fond de ma gorge. Jamais de toute ma vie je n'ai ressenti une douleur si intense. Je sais que Tom a fait de son mieux, mais j'ai l'impression d'être déchiré. Mes entrailles me brûlent, l'air ne rentre plus dans mes poumons. J'ai clairement la sensation d'être en train de mourir.
Les larmes jaillissent de mes yeux tandis que Tom s'immobilise au dessus de moi. J'ai déjà eu mal dans ma vie, j'ai déjà eu très mal, mais rien comparé à ça. Cette douleur m'irradie totalement. Lancinante, elle paralyse mes jambes et engourdie mes reins. Elle va me briser. Tom va me briser. Je crois qu'il me parle, mais je ne peut m'empêcher de me concentrer sur mon mal être.
Il fait exactement ce qu'il ne faut pas faire, à savoir il éloigne son corps du mien, faisant ainsi bouger son sexe à l'intérieur de moi. Une bouffée d'air parvient à pénétrer mes poumons, et je me rends compte que même respirer me fait mal. L'air me paraît chaud, brûlant. Et ma gorge me brûle un peu plus lorsque je hurle. Je hurle tout ma souffrance, sentant les larmes fraîches dévaler mes joues.
Tom ne bouge plus, je ne l'entends même plus respirer. Sans que je puisse me contrôler, je halète bruyamment, paupières closes. J'ai peur de voir la panique dans les yeux de Tom. J'avais pas envie de ça, qu'il me voit souffrir, j'avais pas envie qu'il se sente coupable. Son corps retombe lentement sur moi, m'arrachant un nouveau cri, et ses mains viennent caresser mes flancs douloureux. Je sanglote contre l'épaule de mon jumeau alors qu'il resserre son étreinte sur moi.
-Ptain Bill...
Je soupire nerveusement, incapable de lui répondre. On reste là, sans bouger, pendant un temps indéfinissable. Des heures peuvent s'écouler, des journées entières que je ne m'en rendrait pas compte. Je perçois seulement le corps chaud de Tom contre moi, sur moi...en moi. La douleur elle ne passe pas, même si elle s'atténue considérablement. Les larmes coulent lentement sur mes joues, finissant sans doute leur course dans les draps défaits. Ma respiration est redevenue silencieuse, même si elle conserve un rythme rapide.
-On va arrêter là. Ok?
Je secoue la tête. Nan mais quoi?! Pas question de s'arrêter là! J'ai pas souffert de cette façon pour ça! Pas de "tout ça pour ça" avec moi!
Alors que Tom recule, je contracte mes muscles autant que la douleur me le permet et lui arrache un gémissement. Je sourit à travers mes larmes, ça ne sera pas si catastrophique finalement.
-Tu n'arrêtes rien du tout Tom.
Il se redresse de nouveau et fait précautionneusement glisser son sexe en moi. Je scrute son visage, admire sa mâchoire crispée, son regard fiévreux et amoureux. J'en oublie d'avoir mal, tellement je me concentre sur Tom. Tom, mon frère, mon jumeau, le mec que j'aime qui prend son temps pour non pas me baiser mais me faire l'amour. Ce mec totalement malade qui a peur que j'ai mal. Et je me rends enfin compte que là, c'est l'aboutissement d'un tout. Des mois...des années d'attente, l'attente d'une concrétisation, et c'est enfin là. Il me fait l'amour, on se fait l'amour, et même si c'est pas génial c'est le moment le plus intense de toute ma vie. Mon coeur bat fort, peut être même beaucoup trop fort dans ma poitrine, peut être que je vais exploser tellement il bat fort, mais qu'importe puisque je suis dans les bras de Tom.
Lentement mais sûrement, le plaisir commence à monter. Tout est psychologique, j'avais juste besoin de ce déclic pour me sentir complètement à mon aise. Il continue ses vas et viens et je pleure toujours. Seulement ces larmes ont une toute autre signification. Des larmes de joie, de plaisir, d'amour. Je l'aime, et aussi fou soit-il, ça ne changera pas. Il fait tout pour mon bonheur, pour me protéger, son but n'a jamais été celui de me faire du mal et j'en ai eu la preuve il y a quelques minutes. Je me dois de lui rendre la pareille. Je vais partir avec ce fou, ce malade mental. Je protégerais ce dégénéré , calmerais ses crises d'angoisse et ses pulsions meurtrières. Je me demande qui est le plus atteint de nous deux, mais ma priorité c'est de m'assurer que plus jamais il ne manipulera ou ne fera du mal.
Un coup de reins plus insistant me soutire un long gémissement...de plaisir. J'entends Tom rire tout bas et répéter son mouvement. Ma respiration se saccade au fur et à mesure que je prends mon pied. Sa main vient chercher la mienne et il continue de langoureux à-coups. La douleur que j'ai ressentie il y a quelques temps est remplacée par une douce chaleur qui se répand très lentement dans mon bassin. Ma propre main glisse entre nos deux corps, satisfaisant cette putain d'envie de me caresser.
Les pénétrations de Tom deviennent plus fluides et rapides. L'un comme l'autre on prend confiance, se laissant aller à l'euphorie. Les doigts de Tom délaissent les miens pour venir caresser mes cheveux humides de ma transpiration, et sa bouche se pose tendrement sur mes yeux, effectuant de légères pression et léchant timidement les larmes qui en coulent. Je soupire dans son cou, complètement à mon aise. Je ne pouvais pas rêver mieux, et le Tom qui me surplombe est celui que j'ai toujours espéré. Il A ces pensées, un frisson de bonheur me parcourt, chatouillant mes reins et se perdant dans ma colonne vertébrale, hérissant mes poils et mes cheveux, écarquillant mes yeux. Mon corps entier part en avant, se cambrant littéralement, et j'ai l'impression de décoller. D'être hors du temps et de l'espace, loin de Tom et loin de moi même. Je ne pense pas ou alors je pense trop, je ne sais plus rien, simplement que ça fait un putain de bien, et qu'il n'y a pas de mot pour décrire la sensation. Je ne vois plus que des tâches de couleurs vives, n'entends plus que ma propre respiration et ressens toujours cette chaleur enivrante au niveau de mon bas. Je lâche ma virilité qui palpite encore, mon corps tremblant encore de l'orgasme puissant qu'il vient de vivre.
Alors que je me remets doucement, les hanches de Tom partent en avant et il s'immobilise un instant avant de se relâcher complètement, geignant près de mon oreille. A l'intérieur de moi son sexe pulse et une désagréable humidité se répand. Je n'ai pas besoin de me poser de questions, et comprends immédiatement que Tom vient de jouir en moi. Il respire bruyamment, se serrant plus fort contre moi, et une autre forme d'humidité s'étale dans mon cou et sur mes épaules. Je relève doucement la tête de Tom, et réprime un sursaut lorsque je vois ses joues inondées de larmes. Je souris tendrement, ne cherchant pas à ravaler les miennes et resserre Tom dans mes bras.
Il pleure sans un bruit contre mon épaule alors que je caresse son dos suant.
Je regarde le plafond où se dessine les ombres du dehors, et à ce moment là, je n'ai plus jamais envie de sortir. Je veux rester enfermer avec lui, parce qu'il est mon essentiel, ma nourriture et ma boisson, mon oxygène et mon univers tout entier. Je suis heureux qu'il soit allé voir Georg pour moi, je suis heureux qu'il se soit fait casser la gueule pour moi, je suis heureux de m'être énervé et je suis heureux d'en être là maintenant. Je ne regrette aucune action passée, ni de sa part, ni de la mienne, je veillerais juste sur nous deux pour qu'aucune erreur ne se répète. Je protégerais mon manipulateur de frère de sa folie, en essayant coûte que coûte de ne pas sombrer à mon tour.

_______________

Voilàààà...

Cette fois c'était vraiment la fin.

J'suis pas très douée en lemon, vous m'excuserez ^^

Comme j'ai décidé qu'on pouvait pas se quitter déjà, j'ai une surpriiiiiise *BAF*

Ahem.

Cette surprise s'appelle "NOUVELLE FIC".

Et vous la trouverez à cet endroit.

Merci de m'avoir lu, merci d'avoir mis des com'z, merci pour tout.

J'espère que vous lirez ma prochaine...

bzOw' <3

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N'oubliez pas de cliquer LA!

Et puis un peu de pub pour ma n'Amélia qui commence une nouvelle fic :

# Online seit Mittwoch, 09. Januar, 2008 um 08:42

Geändert am Mittwoch, 09. Januar, 2008 um 11:20